Guerre en Iran : Téhéran ne capitule pas, Netanyahou promet d’« éradiquer le régime »
La guerre entre les Etats-Unis et l’Iran se poursuit sans désescalade, avec des frappes israéliennes sur un bastion de Hezbollah ayant entraîné la mort de huit personnes selon le ministère libanais de la Santé. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a déclaré que les Etats-Unis s’étaient « piégés » en misant sur une résistance de courte durée.
La désescalade ne semble pas envisageable au Moyen-Orient, dans le conflit opposant d’un côté les États-Unis et de l’autre l’Iran. Samedi soir, Benyamin Netanyahou a de nouveau adopté un discours particulièrement agressif à l’égard du régime de Téhéran.
Israël compte poursuivre « de toute sa force » son offensive contre l’Iran. « Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime et permettre le changement », a déclaré le Premier ministre israélien. De son côté, l’Iran a réaffirmé qu’il ne capitulerait pas.
Des frappes meurtrières au Liban
Le conflit ne se limite pas à ces trois parties. Des explosions ont continué de retentir dans la région jusqu’à tard dans la nuit de samedi à dimanche. L’armée israélienne a frappé un bastion du mouvement libanais pro-iranien Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Le ministère libanais de la Santé a annoncé que huit personnes avaient été tuées lors d’autres frappes dans le sud du pays.
Téhéran, de son côté, a poursuivi ses attaques contre ses voisins hébergeant des forces américaines, utilisant des missiles et des drones. Des systèmes de défense aérienne ont intercepté des roquettes tirées contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad. À Bahreïn, une forte explosion a eu lieu dans la capitale durant la nuit.
L’Iran s’en prend à ses voisins du Golfe
Au début de ce conflit, qui a embrasé la région et fait grimper les prix du pétrole, Donald Trump avait invité le peuple iranien à renverser la République islamique instaurée en 1979. Bien que Washington désire la chute de ce régime – le guide suprême Ali Khamenei ayant été tué dès le premier jour du conflit – l’objectif affiché reste de neutraliser les capacités balistiques de l’Iran et de l’empêcher d’acquérir des armes nucléaires, une intention que Téhéran nie.
Plusieurs responsables iraniens ont insisté samedi sur leur volonté de ne pas céder. Ari Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré que les États-Unis s’étaient « piégés » en pariant sur une résistance brève : « Ils pensaient que ce serait comme au Venezuela : ils frapperaient, prendraient le contrôle et ce serait fini ». Gholamhossein Mohseni Ejeï, chef du pouvoir judiciaire, a affirmé que Téhéran poursuivrait ses attaques dans certains pays de la région, indiquant avoir des « preuves » que ces États avaient « collaboré avec l’ennemi ». Les pays du Golfe affirment, en revanche, que leurs territoires ne sont pas utilisés pour des attaques contre l’Iran.
Samedi encore, ces monarchies riches ont été sujettes à des alertes, et un conducteur pakistanais a été tué à Dubaï par des débris d’un projectile intercepté. D’autres attaques ont ciblé le Koweït, où la compagnie pétrolière nationale a annoncé une réduction préventive de sa production, ainsi que l’Arabie saoudite.

