Produits alimentaires : hausse des prix mondiaux en février
L’indice des prix alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’affiche en hausse en février 2026, atteignant 125,3 points, soit +0,9 % par rapport à janvier. Les produits laitiers ont enregistré une baisse de 1,2 % par rapport à janvier et de 19,2 % sur un an.
L’indice des prix alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a enregistré une augmentation en février 2026, atteignant 125,3 points, soit une hausse de 0,9 % par rapport à janvier, selon le rapport mensuel publié sur son site web. Cette hausse est la première après cinq mois consécutifs de baisse. L’organisation explique que cette augmentation mensuelle est principalement due à l’augmentation des prix des céréales, des huiles végétales et de la viande.
Les prix des céréales ont crû de 1,1 % par rapport à janvier, avec une forte augmentation du blé, qui a progressé de 1,8 % en février, en raison des risques climatiques en Europe et aux États-Unis, ainsi que des tensions logistiques dans la région de la mer Noire. Les prix des céréales secondaires (orge, maïs, avoine, etc.) ont également augmenté, bien que de manière plus modérée.
Les huiles végétales ont connu une forte hausse de 3,3 %, atteignant leur niveau le plus élevé depuis juin 2022, soutenues par la demande mondiale d’huile de palme et de soja. Les prix des viandes ont aussi augmenté de 0,8 %, principalement en raison de la hausse des viandes bovine et ovine, cette dernière atteignant un niveau record en raison d’une offre limitée en Océanie, principale source d’exportation mondiale, dans un contexte de demande mondiale stable.
En revanche, les produits laitiers ont affiché une baisse de 1,2 % par rapport à janvier et de 19,2 % sur un an. Cette diminution s’explique par le recul continu des prix du fromage, notamment en Europe, dû à une disponibilité accrue de lait, une demande extérieure plus faible et à une concurrence internationale augmentée. Par ailleurs, les prix du lait écrémé et du lait entier en poudre ont augmenté, soutenus par la reprise de la demande ainsi que par le ralentissement saisonnier de la production en Nouvelle-Zélande.
Le sucre a connu la plus forte baisse, enregistrant une diminution de 4,1 % par rapport à sa valeur de janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis octobre 2020, sous l’effet d’anticipations d’une offre mondiale abondante.

