Côte-d’Or : Mère et grand-mère condamnées pour abandon de bébés
La cour d’assises de Côte-d’Or a condamné, vendredi 6 mars, Sabrina Boulsas à six ans de prison et sa mère Zara Nacir à dix ans d’emprisonnement pour avoir abandonné deux nourrissons prématurés après un accouchement survenu en mai 2020 à Dijon. Les jurés ont estimé qu’elles n’avaient « pas prodigué les soins nécessaires » aux jumelles nées très prématurément dans la nuit du 23 au 24 mai 2020, chacune pesant moins de 800 grammes.
La cour d’assises de Côte-d’Or a condamné, le vendredi 6 mars, une femme et sa mère pour avoir abandonné deux nourrissons prématurés après un accouchement survenu en mai 2020 à Dijon. L’un des bébés est décédé, tandis que l’autre a survécu.
Sabrina Boulsas, âgée de 26 ans, a écopé de six ans de prison, tandis que sa mère, Zara Nacir, 44 ans, anciennement connue sous le nom de Christelle Balloux, a été condamnée à dix ans d’emprisonnement. Les jurés ont jugé qu’elles n’avaient « pas prodigué les soins nécessaires » aux jumelles, nées extrêmement prématurément dans la nuit du 23 au 24 mai 2020, chacune pesant moins de 800 grammes.
Les deux femmes faisaient initialement face à des accusations de « meurtre et tentative ». Finalement, les jurés ont requalifié les faits en « privation de soins ayant entraîné la mort » ou ayant « compromis la santé », selon les précisions de la présidente de la cour, Anne-Sophie Martinet. L’une des jumelles a, cependant, survécu.
Lors du procès, l’avocat général David Dufour avait requis quinze ans de prison pour la grand-mère et six ans pour la mère. Il a reconnu que Sabrina Boulsas avait eu des « gestes maternels » en enveloppant ses bébés dans des vêtements après l’accouchement, mais estimait que la grand-mère lui avait demandé de « se débarrasser des enfants » par « honte » et par « crainte de perdre son conjoint ».
La cour a appliqué une circonstance atténuante à la jeune mère, ayant agi sous « la crainte avérée de la réaction de son père » adoptif, décrit comme un homme aux principes religieux stricts. En revanche, les jurés ont été plus sévères envers Zara Nacir, qui « n’a pas mentionné l’existence des bébés » aux secours ni aux médecins lorsqu’elle s’est présentée à l’hôpital, en évoquant une « fausse couche ».
La grand-mère aurait « emmailloté totalement » les nourrissons « pour ne pas qu’ils respirent » avant de les placer dans un tote-bag glissé dans un sac plastique, puis d’appeler les pompiers « plus d’une heure » après la naissance. Pour la partie civile, les enfants « ont été traités comme des déchets ». La défense a contesté toute intention criminelle, arguant qu’« il n’y a pas eu d’intention de tuer » et décrivant Sabrina Boulsas comme une « jeune femme fragile, immature, dépendante de sa mère », qui « n’a pas de capacité à réagir » lorsqu’on « lui impose le silence ».

