Bébé décédé à Angers : un « taux anormal » de 6 toxines céréulide dans le lait
Une dose « anormale » de la toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé fin décembre à Angers. Cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d’autrui.
Une quantité « anormale » de la toxine céréulide a été détectée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé fin décembre à Angers, ont rapporté vendredi les avocats de la famille. Toutefois, le lien entre cette découverte et le décès n’a pas été établi.
D’après un communiqué des avocats, le nourrisson avait ingéré ce lait infantile Guigoz « dans les heures qui ont précédé son décès brutal ». « Bien qu’un taux radicalement anormal de toxine céréulide ait été constaté dans le lot expertisé, il reste à prouver que cette situation explique médicalement la cause du décès », ont précisé les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du Courrier de l’Ouest.
Investigations en cours
Le procureur d’Angers, Éric Bouillard, interrogé par le média, a choisi de ne pas commenter cette information, soulignant que l’enquête et des analyses étaient « toujours en cours ». Une enquête avait été ouverte en décembre par le parquet d’Angers pour déterminer les causes de la mort d’une petite fille de 27 jours, décédée le 23 décembre au domicile de sa mère, avait indiqué le procureur peu après les faits.
La mère de l’enfant avait contacté les enquêteurs en janvier, mentionnant une boîte de lait Guigoz qu’elle avait donné à son bébé, laquelle « appartenait aux lots rappelés », selon les précisions du parquet.
Cinq enquêtes ouvertes
Suite à un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays en raison de la présence potentielle de céréulide, une série de rappels similaires a été effectuée dans le monde par des industriels tels que Danone ou Lactalis, ainsi que par de plus petits acteurs.
En France, trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits concernés par les rappels, et une dizaine d’hospitalisations ont été comptabilisées. Cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d’autrui, en sus de celles en cours sous la direction de parquets locaux.

