Belgique

Conflit au Moyen-Orient : Ludivine Dedonder (PS) dénonce « une guerre illégale »

Ludivine Dedonder a déclaré que le PS « ne pleure pas la disparition des dirigeants iraniens tyranniques qui ont oppressé, emprisonné et tué plus de 30.000 personnes ». Elle a également affirmé que « ce ne sont pas des bombardements aériens qui vont rétablir une liberté ».


Comment comprendre la guerre au Moyen-Orient, déclenchée il y a une semaine par des frappes d’Israël et des États-Unis sur l’Iran ? Quelle devrait être la position et l’implication de la Belgique ? Ludivine Dedonder (PS), ancienne ministre de la Défense et désormais députée fédérale dans l’opposition, partage son point de vue.

Elle affirme que le PS « ne pleure pas la disparition des dirigeants iraniens tyranniques qui ont oppressé, emprisonné et tué plus de 30.000 personnes », mais qu' »en même temps, on ne peut pas accepter que n’importe quel dirigeant décide un beau matin, unilatéralement, de bombarder toute une région sans mandat légal, sans respect du droit international. »

Pour l’ancienne ministre, la question principale est « le droit international ». Elle insiste : « C’est une guerre qui est illégale. Le peuple iranien, évidemment qu’il faut le soutenir sur ses aspirations à la liberté mais je ne pense pas que ces bombardements vont garantir une paix durable et une stabilité, l’histoire l’a montré. » Elle ajoute : « J’ai peur que le peuple iranien déchante à terme. »

Quant à la position du gouvernement belge, elle déclare : « C’est un peu la cacophonie. » Elle précise : « À droite, on s’assoit sur le droit international. Vooruit condamne. Les Engagés ne prennent pas vraiment position. »

Aujourd’hui députée fédérale, Ludivine Dedonder assure que « ce ne sont pas des bombardements aériens qui vont rétablir une liberté. » Elle continue : « Au cours des 20 dernières années, on a connu la Syrie, la Libye, l’Iraq, l’Afghanistan… Ce sont des pays qui ont été détruits. Ils sont à l’abandon. »

Elle souligne que « des discours comme j’ai pu en entendre hier dans le chef du MR d’encourager Trump à aller plus loin, ça ne peut que nous conduire au désastre car ce sont systématiquement les Européens qui paient les conséquences, augmentation des prix de l’énergie, augmentation des flux des réfugiés. »

Concernant les futurs prix de l’énergie, Ludivine Dedonder, ancienne ministre de la Défense de 2020 à 2025 pendant la guerre en Ukraine, s’interroge sur la capacité de la Belgique à gérer la probable prochaine flambée des prix de l’énergie. Alors que la Banque nationale a récemment signalé le déficit belge, peut-elle offrir de nouveaux chèques énergie ? Elle estime : « Il le faut, il faut des chèques énergie, baisser les taxes sur l’énergie, élargir l’accès aux tarifs réduits, taxer les surprofits. »

Elle précise : « C’est une question de choix politique. Il y a des institutions reconnues qui ont signalé qu’il y avait un déséquilibre majeur dans l’effort porté sur la classe moyenne. Des moyens il y en a, mais ils ne vont jamais les chercher où ils se trouvent. »