France

Municipales 2026 à Paris : Les Ecologistes dévoilent leurs projets pour le périphérique.

Les Ecologistes, rassemblés derrière Emmanuel Grégoire pour les municipales à Paris, ont présenté mercredi leur projet de transformation du périphérique parisien en « boulevard urbain ». Le coût du projet est estimé entre 10 et 15 millions d’euros.


Les Ecologistes, conduits par Emmanuel Grégoire pour les élections municipales à Paris, ont présenté mercredi leur projet de réaménagement du périphérique parisien en « boulevard urbain ». Ce projet débutera par l’ajout d’un passage piéton à la porte de Gentilly, dans le sud de Paris.

« Notre objectif est qu’à la fin de notre mandat, le périphérique change de forme et devienne un boulevard urbain », afin d’améliorer la qualité de vie des environ 500.000 riverains vivant de part et d’autre, a déclaré David Belliard, chef de file des écologistes parisiens et numéro trois de la liste de la gauche unie hors LFI menée par le socialiste Emmanuel Grégoire.

### Un passage piéton symbolique sur le périphérique

« Qui dit boulevard urbain dit installation d’un passage piéton. Cela change tout, car le périphérique est une boucle autoroutière, et à partir du moment où on la casse, cela ne correspond plus au même modèle », a expliqué l’actuel adjoint d’Anne Hidalgo à la transformation de l’espace public lors d’un point presse en bordure de cet axe routier.

Ce premier passage serait situé à la porte de Gentilly, permettant ainsi de traverser le périphérique « en toute sécurité » entre la ville de Gentilly et la cité internationale universitaire à Paris, actuellement reliées par une passerelle surélevée.

Le coût de l’opération est estimé entre 10 et 15 millions d’euros.

### Transformer les portes de Paris en « places »

Si l’équipe d’Emmanuel Grégoire obtenait la victoire, elle achèverait l’aménagement de la voie dédiée au covoiturage, l’étendant à l’ensemble de l’anneau de 35 kilomètres, pour un budget d’environ 7 millions d’euros, déjà voté au Conseil de Paris, comme l’a précisé David Belliard. Il a également évoqué le projet de réaménagement de l’échangeur de Bagnolet (est), l’un des axes les plus pollués d’Europe, ainsi que de la porte d’Orléans (sud).

De plus, les Ecologistes envisagent de transformer les portes de Paris en « véritables places du Grand Paris », connectées par une « ceinture verte, culturelle et sportive ». « Nous végétaliserons les liaisons entre les parcs et les équipements culturels et sportifs existants, tout en en développant de nouveaux », expliquent-ils dans le dossier de presse préparé pour l’événement.

Globalement, les Ecologistes souhaitent métamorphoser le boulevard périphérique en un boulevard urbain végétalisé, favorisant les transports en commun, le covoiturage et, à terme, les vélos. Cette transformation impliquera, à terme, une réduction du nombre de voies et une limitation de la vitesse à 30 km/h dans certains secteurs.

### Les grandes artères à l’intérieur de la ville aussi ciblées

Cependant, le périphérique n’est pas la seule zone concernée, puisque les grandes artères intérieures de la ville subiront également d’importants changements. « Nous créerons dix nouvelles avenues-jardins sur les grandes avenues ou boulevards parisiens, y compris l’avenue de l’Observatoire, l’avenue Trudaine, l’avenue Philippe Auguste et le boulevard de Ménilmontant », précise le communiqué, ajoutant la création de deux nouvelles promenades : le long des berges des deux rives de la Seine, de Boulogne à Bercy (25 kilomètres) et en poursuivant l’ouverture de la petite ceinture.

Depuis la réduction de la vitesse maximale de 70 à 50 km/h en octobre 2024, les nuisances sonores « ont été divisées par deux, notamment la nuit », a souligné Dan Lert, élu et adjoint au climat, considérant le périphérique comme un « scandale sanitaire ».

La baisse de la vitesse a également donné des résultats « significatifs » sur la qualité de l’air, selon Airparif.

Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, qui avait fermement contesté, tout comme la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, la décision d’Anne Hidalgo de réduire la vitesse à 50 km/h, aspire à rétablir la vitesse initiale après la pose de revêtements phoniques.