A la rescousse des Marocains ne pas bloqués en Iran
Un nombre significatif de citoyens marocains se sont retrouvés bloqués en Iran en raison de la fermeture de l’espace aérien et de la perturbation du trafic aérien. Le Groupe socialiste-Opposition ittihadie a adressé une question écrite au ministre des Affaires étrangères concernant les mesures d’urgence prises pour évacuer ces citoyens.
Dans le contexte d’une escalade militaire sans précédent au Moyen-Orient et des répercussions qui en résultent en Iran, de nombreux citoyens marocains se sont retrouvés bloqués dans une situation humanitaire et sécuritaire délicate, en raison de la fermeture de l’espace aérien et des perturbations du trafic aérien.
Ce dossier sensible a rapidement évolué, passant des appels à l’aide sur les réseaux sociaux à une interpellation au Parlement. Le Groupe socialiste-Opposition ittihadie a adressé une question écrite au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, pour se renseigner sur le sort de ces citoyens et sur les mesures d’urgence mises en place pour leur évacuation.
Cette initiative parlementaire a été déclenchée par des appels et des demandes d’aide humanitaire reçus par les députés de plusieurs Marocains présents en Iran. Ces citoyens, qui se trouvaient dans le pays pour des études, du travail ou des visites familiales, se sont soudainement retrouvés coincés, sans aucun moyen de quitter le pays à cause de la fermeture complète de l’espace aérien.
La question, posée par le député ittihadi Moulay Mehdi El Fatmi, souligne l’état d’extrême mobilisation de la communauté marocaine, affirmant que la protection des citoyens à l’étranger est une priorité fondamentale de l’État et de la diplomatie marocaine. L’interpellation ne s’est pas limitée à l’expression d’inquiétude, mais a dirigé des questions directes au ministre des Affaires étrangères.
Le Groupe socialiste a demandé des précisions sur les mesures entreprises par le ministère pour garantir la sécurité des Marocains en Iran, en raison de l’évolution rapide de la situation sur le terrain. Il a également demandé un recensement précis des Marocains bloqués, l’identification de leurs lieux de présence et la détermination de leur situation sociale et sanitaire pour assurer un soutien approprié.
Moulay Mehdi El Fatmi a insisté sur la nécessité de coordonner avec les ambassades de pays amis ou des organisations internationales afin de créer des couloirs sécurisés ou de trouver des solutions alternatives d’évacuation, surtout face à la fermeture persistante de l’espace aérien.
Ces événements se déroulent dans un contexte régional dangereux, marqué par une guerre qui a suscité de vives réactions et entraîné la fermeture des espaces aériens de plusieurs pays. Le Maroc avait antérieurement exprimé sa position sur ces événements, le ministère des Affaires étrangères ayant « fermement condamné l’agression flagrante par missile iranien » contre des pays arabes frères, la considérant comme une violation de la souveraineté nationale et une menace pour la stabilité de la région.
Bien que cette position politique soit claire, la dimension humanitaire est essentielle. Le ministère a déjà annoncé la création d’une cellule de crise pour suivre les préoccupations de la communauté marocaine au Moyen-Orient et a mis à disposition des numéros de téléphone pour les communications et demandes d’information. Néanmoins, le débat parlementaire actuel appelle à un passage de la phase de communication et d’accompagnement à une action concrète sur le terrain en vue de l’évacuation.
Elias Rayane

