Guerre au Moyen-Orient : Macron demande à Trump et Netanyahou de ne pas oublier le Liban
Emmanuel Macron a demandé mercredi à ses homologues de « préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre ». Au cours de ses discussions avec Benyamin Netanyahou, Joseph Aoun et Nawaf Salam, il a « réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà ».
Dans un entretien avec Donald Trump et Benyamin Netanyahou, Emmanuel Macron a demandé mercredi à ses homologues de « préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre ».
Dans un message sur X, relatant ses conversations avec Benyamin Netanyahou ainsi qu’avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, le président français a également « réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà ». Selon lui, « cette stratégie d’escalade constitue une faute majeure qui met en péril l’ensemble de la région ».
Son entourage a indiqué qu’il avait aussi échangé avec Donald Trump mercredi soir, et avait « alerté » le président américain « sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive ». « Le président Trump a contacté le président de la République ce soir pour l’informer de l’état des opérations militaires menées par les États-Unis en Iran », a précisé l’entourage d’Emmanuel Macron.
À ses interlocuteurs libanais, le président français a promis que « la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées » face à « l’urgence humanitaire dans le sud du Liban » depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par Israël et les États-Unis.
Il a également assuré que la France continuerait « son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah ».
La discussion entre Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou était la première depuis le début de l’été 2025. Leurs relations avaient souffert d’une brouille en août lorsque la France a annoncé son intention de reconnaître l’État de Palestine. À cette occasion, le chef du gouvernement israélien avait accusé Emmanuel Macron « d’alimenter le feu antisémite » en France.
Dans un échange de lettres vif, Emmanuel Macron lui avait reproché « d’offenser la France toute entière » et l’avait appelé « solennellement » à sortir de sa « fuite en avant meurtrière » dans la guerre à Gaza.
Mardi, lors d’une allocution solennelle, Emmanuel Macron avait dénoncé la « responsabilité première » de l’Iran dans la guerre, notamment à cause de son « programme nucléaire dangereux », tout en estimant que les opérations militaires américano-israéliennes se déroulaient « en dehors du droit international ».

