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Nick Ut, photographe de « La petite fille au napalm », critique Netflix et « The Stringer »

Nick Ut, âgé de 72 ans, a porté plainte pour diffamation contre l’équipe du film The Stringer et la plateforme Netflix en raison de remises en question sur la paternité de sa photo La petite fille au napalm. L’affaire sera jugée le 15 mai 2026 à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, et Nick Ut réclame 100.000 euros pour préjudice moral.


C’est l’une des photographies les plus emblématiques de l’histoire : plus de cinquante ans après sa prise, l’image intitulée La petite fille au napalm conduit son auteur présumé, le photoreporter Nick Ut, à intenter une action pour diffamation contre l’équipe du film *The Stringer* et la plateforme Netflix, selon *Télérama*.

Depuis sa présentation au festival Sundance 2025, le documentaire réalisé par Gary Knight et Fiona Turner a suscité des doutes sur la paternité de la photographie, soutenant qu’elle aurait en réalité été capturée par un « stringer » – un photographe indépendant local – dont l’identité demeure inconnue.

La diffusion de ce documentaire sur Netflix, prévue pour le 28 novembre 2025, a ravivé la polémique : face à des expertises toujours en cours, les avocats de Nick Ut dénoncent un film « à charge ». Ils mettent en avant quinze séquences contestées et s’élèvent contre le fait que, selon eux, « dès les premières secondes, le spectateur [soit] plongé dans un récit mensonger ».

Affirmant ressentir une « grande souffrance », Nick Ut, 72 ans, regrette des accusations qui « touchent au cœur de [son] identité ». Ses avocats ont donc exigé le retrait du film et demandent 100.000 euros pour préjudice moral. L’affaire sera examinée le 15 mai 2026 à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, *The Stringer* ayant été produit et partiellement tourné en France.