Le PS dénonce Jean-Luc Mélenchon pour complotisme et antisémitisme.
Le Parti socialiste a dénoncé dans un communiqué les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon a qualifié les accusations d’antisémitisme à son encontre d’« intolérables » et a critiqué la « désolidarisation du combat antifasciste » par le PS.
À gauche, les tensions entre La France insoumise (LFI) et le Parti socialiste (PS) s’intensifient à l’approche des élections municipales, la rupture semblant désormais définitive.
Mardi, le fossé s’est creusé davantage. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des « intolérables accusations » du Parti socialiste, suite à un communiqué de ce dernier accusant le leader insoumis d’« antisémitisme ».
**Une controverse sur les noms Epstein et Glucksmann**
Dans la soirée, le bureau national du Parti socialiste a fermement condamné dans un communiqué les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » tenus par Jean-Luc Mélenchon, en lien avec la façon dont il a prononcé les noms « Epstein » et « Glucksmann ». Le PS a déclaré : « Par la stratégie de conflictualisation permanente, le leader de LFI rêve d’un face-à-face avec l’extrême droite. Il n’a abouti qu’à fracturer les électeurs de gauche et à renforcer les passerelles entre droite et extrême droite ».
Traditionnellement engagé dans des listes d’union de la gauche, notamment avec les écologistes pour les municipales, le PS, à l’inverse des Insoumis qui opèrent souvent seuls, appelle « localement les militantes et les militants insoumis à se désolidariser clairement et pleinement de ces propos » et incite les électeurs de LFI à voter pour les « listes de rassemblement de la gauche ». Dans la plupart des cas, les sondages indiquent que les listes PS sont mieux placées que celles des Insoumis aux municipales.
**Colère de Mélenchon contre les attaques du PS**
Jean-Luc Mélenchon a immédiatement réagi, déclenchant une violente altercation avec ses anciens partenaires de la gauche. Dans un tweet, il a dénoncé ces « intolérables accusations d’antisémitisme », affirmant que le PS n’avait jamais formulé de telles accusations aussi clairement à son encontre. Il a ajouté que cela constituait une « insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite ».
S’agissant d’éventuels rapprochements au second tour entre les listes de gauche, le PS a souligné qu’« il ne saurait y avoir d’accord national » avec LFI en raison de « l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement ». Le PS a précisé : « Si le risque de victoire du Rassemblement national existe, une règle s’impose : celle du désistement républicain ». Cette situation pourrait se présenter à Marseille. Jean-Luc Mélenchon a répliqué que « les luttes internes du PS et leurs surenchères de haine anti-LFI promettent ainsi à la droite et au RN la victoire dans des dizaines de villes au premier et au second tour ».
**Interprétation de la réaction du PS**
Cette réponse est perçue comme un signe de nervosité au PS. Après le tweet de Jean-Luc Mélenchon, un cadre socialiste a déclaré : « On a touché juste, en plein dans le mille ».

