Guerre en Iran : Trump affirme avoir « presque tout détruit » en Iran, plus belliqueux qu’Israël
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis avaient « presque tout détruit » en Iran, citant la marine, l’armée de l’air et les systèmes de détection aérienne de la République islamique. Friedrich Merz a déclaré que la guerre nuisait à l’économie internationale, affectant les prix du pétrole et du gaz.
Sur la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Donald Trump souhaite se montrer plus belliqueux que Benyamin Netanyahou. Tout en démentant s’être laissé entraîner dans ce conflit par le Premier ministre israélien, le président américain a exprimé, mardi, que les États-Unis avaient « presque tout détruit » en Iran, mentionnant la marine, l’armée de l’air et les systèmes de détection aérienne de la République islamique.
S’exprimant aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, premier dirigeant étranger reçu à la Maison-Blanche depuis le début du conflit avec l’Iran, le président républicain a affirmé que Téhéran aurait autrement attaqué « en premier » et qu’il avait « peut-être forcé la main d’Israël » pour mener l’opération militaire.
Dans des déclarations faites lundi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait suggéré que les États-Unis étaient entrés en guerre à l’incitation d’Israël. Donald Trump a cependant rectifié, déclarant : « Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu’ils (l’Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j’ai peut-être forcé la main d’Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts », s’est-il exprimé dans le Bureau ovale.
Interrogé sur le leadership futur de l’Iran après la guerre, Trump a indiqué que la majorité des responsables iraniens envisagés par Washington étaient décédés. « Et maintenant, nous avons un autre groupe (de dirigeants). Ils sont peut-être décédés aussi […] Bientôt, nous ne connaîtrons plus personne », a-t-il ajouté.
Concernant les conséquences de la guerre, Trump a évoqué le « pire scénario » pour l’Iran, qui serait la prise de pouvoir d’un responsable « aussi mauvais » que l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué lors des frappes samedi, au premier jour du conflit. « Nous ne voulons pas que cela se produise », a-t-il répété, soulignant que la République islamique d’Iran représentait « le mal incarné ».
De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé l’espoir que la guerre se termine rapidement, car elle nuit à l’économie internationale. « Il est évident que cela nuit à nos économies. C’est vrai pour les prix du pétrole, et c’est vrai aussi pour les prix du gaz », a-t-il déclaré.
La guerre au Moyen-Orient, région clé pour les hydrocarbures, a provoqué un choc mondial en matière d’énergie, en raison notamment de la paralysie de la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier. Donald Trump a ensuite écrit sur son réseau Truth Social que la marine américaine pourrait, « si nécessaire », escorter des pétroliers dans ce détroit situé entre l’Iran et Oman.

