Louvre : La commission d’enquête n’a pas entendu l’ex-présidente du musée
Laurence des Cars ne s’est pas présentée devant la commission d’enquête parlementaire sur la sécurité des musées, une semaine après sa démission. L’audition, initialement prévue le 25 février, avait déjà été reportée à sa demande après l’annonce de son départ.
A peine partie, l’ancienne présidente du Louvre, Laurence des Cars, continue de susciter des discussions. Ce mardi, elle n’a pas répondu à l’invitation de la commission d’enquête parlementaire chargée de la sécurité des musées, une semaine après son départ. Bien qu’elle ait été attendue pour une audition à 18 heures, elle a transmis un arrêt maladie quelques heures auparavant, comme l’a indiqué le président de la commission, le député LR Alexandre Portier. Initialement prévue le 25 février, cette audition avait déjà été reportée à sa demande suite à l’annonce de sa démission.
Dans Le Figaro, Laurence des Cars avait pourtant déclaré qu’elle se rendrait à sa convocation au nom du « devoir de transparence ». Son absence a suscité des critiques parmi les membres de la commission d’enquête. Alexandre Portier a commenté : « C’est une fuite en avant pour ne pas répondre aux questions des députés. Quand on a la conscience tranquille et qu’on pense avoir bien fait son travail, on n’a pas de difficultés en principe à en rendre compte. »
**Une nouvelle audition prévue**
Le rapporteur de la commission, le député Alexis Corbière (ex-LFI), a aussi exprimé son avis, considérant que « faire le choix de la communication plutôt que de la représentation nationale est une attitude troublante ». L’ancienne dirigeante du musée le plus visité au monde avait effectivement accepté une invitation de France 2 le jour même où elle devait initialement se présenter devant les députés.
Une nouvelle date pour l’audition sera fixée prochainement. « Ce refus d’obstacle ne restera pas sans suite : elle répondra d’une manière ou d’une autre à nos questions », a déclaré Alexandre Portier. Établie début décembre après le cambriolage survenu le 19 octobre, la commission examine les carences en matière de sécurité du Louvre. Mi-février, ses responsables avaient dénoncé un musée devenu un « État dans l’État », avec un « pilotage défaillant », mettant en lumière une gestion fragilisée par le vol, plusieurs incidents récents, et un conflit social.

