Frappes dans le Golfe : prix du gaz en hausse de 75% en deux jours, doit-on signer un contrat fixe ?
Le cours du gaz a enregistré une augmentation de plus de 40% le lundi 2 mars, atteignant même 50% après l’annonce de QatarEnergy concernant l’interruption de sa production de gaz naturel liquéfié. En date du 3 mars à 14h, cette hausse est passée à 75% en deux jours, avec des fluctuations du prix du gaz néerlandais allant de 32 à 65 euros le Mégawattheure.
La situation est devenue préoccupante ce lundi 2 mars, avec une hausse spectaculaire des prix du gaz. En l’espace d’une journée, les tarifs ont grimpé de plus de 40 %, une augmentation rarement observée. Cette situation résulte de l’incertitude entourant l’approvisionnement en gaz, exacerbée par des menaces d’attaques iraniennes sur des installations de traitement.
L’augmentation a même franchi la barre des 50 % peu après l’annonce de QatarEnergy, qui a suspendu sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) suite à des attaques sur ses sites à Ras Laffan et Mesaieed, au Qatar. La société a déclaré : « En raison des attaques militaires perpétrées contre les installations de QatarEnergy situées dans les zones industrielles de Ras Laffan et de Mesaieed, au Qatar, QatarEnergy a cessé la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de produits dérivés. »
Mise à jour du 3 mars, 14h : La tendance haussière se poursuit, avec une augmentation totale de 75 % sur deux jours.
Les marchés étaient fermés durant le week-end, et lors de leur clôture vendredi, les attaques iraniennes restaient incertaines. Cependant, la situation a rapidement évolué, accentuant les craintes d’une interruption de l’approvisionnement en gaz qatari. Le prix du gaz sur le marché néerlandais a ainsi bondi de 32 à 45 euros le Mégawattheure en une journée, atteignant 65 euros mardi à 11h, avant de redescendre à 57 euros vers 14h.
### Faut-il changer de contrat pour « fixer » son prix ?
#### Quel impact sur les utilisateurs ?
Pour les contrats variables, cette hausse se traduira inévitablement par une augmentation des factures, car ces tarifs sont basés sur une formule reliant les prix du marché mensuels. L’ampleur de cette augmentation dépendra de la durée de la crise. (Mise à jour mardi 14h : La hausse se poursuit, indiquant que le cours du gaz pourrait ne pas avoir atteint son point maximum.)
Cependant, il est peu probable que les augmentations atteignent les niveaux observés à l’été 2022, lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. Bien que le gaz qatari soit une source majeure d’approvisionnement pour l’Europe, d’autres sources existent, notamment les gisements norvégiens et le gaz liquide des États-Unis, qui pourraient bénéficier de la situation.
Pour les contrats fixes, les utilisateurs n’ont pas à s’inquiéter, car le tarif est garanti par leur contrat.
### Faut-il souscrire à un contrat fixe ?
Compte tenu de la hausse soudaine des prix, la question de souscrire un contrat fixe se pose. Toutefois, dans le passé, le cours du gaz a connu des hausses liées à des causes géopolitiques qui ont lentement trouvé un équilibre. Cette fois, nous faisons face à des arrêts de production, suggérant un impact potentiel à long terme. Il pourrait donc être judicieux de signer un contrat fixe dans les plus brefs délais.
Les fournisseurs belges ont ajusté les tarifs de leurs contrats fixes ce lundi matin. Certains ne semblent pas avoir prévu les hausses du marché, tandis que d’autres parient sur une crise temporaire. Plusieurs fournisseurs proposent actuellement des tarifs intéressants pour les contrats conclus en mars, sauf Octa +, qui n’a pas publié de nouvelles conditions, probablement en raison d’inquiétudes sur la poursuite des hausses.
Il est sage de fixer son prix pour maîtriser son budget énergétique, comme l’a conseillé Adel El Gammal, Professeur de géopolitique de l’énergie à l’ULB, interrogé ce matin par la Première.
(Mise à jour mardi 3 mars, 14h : Il est souvent possible de passer d’un contrat variable à un contrat fixe chez le même fournisseur, ce qui évite de subir les augmentations de prix prévues pour mars.)
Il convient de noter que les tarifs affichés pour Mega, bien que très bas, sont conditionnés à une offre spécifique de type « prépayé », nécessitant un paiement trimestriel avant consommation.
### Ce à quoi il faut faire attention
– Notre comparatif repose uniquement sur les tarifs de base de l’énergie. Pour les consommateurs à faible consommation, les « taxes » peuvent prendre le pas, rendant le choix de contrat moins significatif sur la facture finale.
– De plus, des frais liés peuvent varier selon les contrats. En cas de départ rapide d’un opérateur, ces frais sont souvent perdus. Néanmoins, les opérateurs sont généralement compréhensifs lors d’un changement de contrat pour un client fidèle.
– Enfin, nos conseils ne tiennent pas compte des réductions qui peuvent être significatives selon les contrats. Celles-ci sont souvent soumises à des conditions strictes, telles que le paiement ponctuel des factures pendant un an, et peuvent être accordées une seule fois. Cela dit, des réductions intéressantes peuvent être envisagées pour les clients prêts à rester un an avec le même opérateur.
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