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Dopage : Rita Jeptoo et 26 athlètes ne sont plus autorisés au Kenya.

L’Agence kényane de lutte contre le dopage (Adak) a annoncé lundi avoir suspendu 27 athlètes kényans pour violations des règles antidopage. Depuis 2017, plus de 140 athlètes kényans, principalement des coureurs de fond, ont été suspendus par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU).


En matière de lutte contre le dopage, le Kenya intensifie ses efforts, mais doit encore surmonter de nombreux défis, comme le montre le nettoyage effectué par l’Agence kényane de lutte contre le dopage (Adak). Lundi, l’agence a annoncé la suspension de 27 athlètes kényans pour violations des règles antidopage. Parmi eux, la marathonienne Rita Jeptoo, ancienne lauréate des marathons de Boston et de Chicago. Jeptoo avait déjà été suspendue pour quatre ans en 2014 suite à un contrôle positif à une substance prohibée et n’a repris la compétition qu’il y a trois ans.

Âgée de 45 ans, elle a de nouveau été suspendue après un test révélant la présence de stéroïdes anabolisants androgènes interdits, a précisé l’Adak. Sa suspension durera jusqu’à son audience, dont la date reste à déterminer.

Un champion suspendu pour trois « no-show »

Wiseman Were, champion national du 400 m haies et âgé de 28 ans, écope également d’une suspension pour défaut de localisation. Le médaillé de bronze du relais 4×400 m aux Jeux du Commonwealth est accusé d’avoir manqué trois contrôles depuis août 2025.

Tout comme Jeptoo, sa suspension, entamée le 14 février, l’empêche de concourir tant qu’il n’aura pas été auditionné pour défendre son cas, à une date encore non fixée. La liste des suspensions comprend également des joueurs de football et de basket-ball temporairement suspendus pour divers cas de dopage.

140 athlètes kényans suspendus depuis 2017

Depuis 2017, plus de 140 athlètes kényans, principalement des coureurs de fond, ont été suspendus par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), un nombre supérieur à celui de tout autre pays.

Parmi ces athlètes figurent notamment Ruth Chepngetich, détentrice actuelle du record du monde du marathon féminin, qui a été suspendue trois ans au printemps après un contrôle positif à un diurétique, ainsi que Benard Kibet Koech, cinquième du 10.000 m aux Jeux olympiques de Paris, également suspendu quatre ans en février.