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Frappes au Moyen-Orient : Guerre Israël-Hezbollah au Liban reprise

31 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes au Liban, et le ministère libanais de la Santé a fait état de 149 blessés dans un premier bilan des frappes sur la banlieue de la capitale et le sud. L’armée israélienne a affirmé avoir visé « des responsables, des quartiers généraux et des infrastructures » du Hezbollah.


31 personnes ont perdu la vie lors de frappes israéliennes au Liban, en réponse à une attaque du Hezbollah en soutien à l’Iran. Le général Eyal Zamir, commandant de l’armée israélienne, a déclaré que les opérations contre le Hezbollah pourraient se prolonger sur « de nombreux jours ». Israël a averti que le groupe pro-iranien allait « payer le prix fort ».

Les frappes, qui ont touché la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, ainsi que le sud du pays, ont forcé de nombreuses familles à fuir, alors que le Liban émergeait d’un conflit meurtrier avec Israël en novembre 2024.

« Venger » l’Iran

Le mouvement armé chiite pro-iranien avait promis de « faire face à l’agression » américano-israélienne suite au décès de l’ayatollah Ali Khamenei. Il a concrétisé cette menace en affirmant avoir tiré des missiles et des drones vers la région de Haïfa (nord d’Israël) pour la première fois depuis le début de ce conflit, dans le but de « venger » le guide iranien.

Le président libanais Joseph Aoun a exprimé son désarroi face à « l’insistance à utiliser une fois de plus le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne (le) concernent pas », rejoignant ainsi les condamnations de cette attaque, qui survient alors que la pression de Washington sur Beyrouth augmente pour qu’il désarme ce groupe.

La réponse d’Israël a été immédiate : son armée a annoncé des frappes sur des cibles tout au long du pays et a ordonné l’évacuation de résidents dans une cinquantaine de villages. Des journalistes de l’AFP ont rapporté avoir entendu de fortes explosions à Beyrouth. Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan préliminaire fait état de 31 morts et 149 blessés à la suite des frappes sur la banlieue de la capitale et le sud.

Nouvel exode forcé pour les Libanais

Un important trafic de véhicules transportant des familles, certaines avec des matelas sur le toit, a été observé, se dirigeant du sud du Liban vers la ville côtière de Saïda. L’armée israélienne a indiqué avoir ciblé plusieurs dirigeants du Hezbollah dans la région de Beyrouth, ainsi qu’un autre dans le sud du Liban.

« Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter », a déclaré le général Rafi Milo, responsable du commandement nord, par le biais d’un communiqué sur Telegram, promettant que le mouvement allait « payer le prix fort » pour son soutien à Téhéran.

Il a précisé qu’un déploiement de troupes significatif avait eu lieu le long de la frontière, avec la possibilité d’un renforcement, tout en excluant pour le moment une évacuation de la population du nord d’Israël, exposée aux tirs en provenance du Liban. L’armée israélienne a affirmé avoir attaqué « des responsables, des quartiers généraux et des infrastructures » du Hezbollah.

Dans un communiqué, le Hezbollah a indiqué avoir lancé « une salve de missiles et un essaim de drones » dans la nuit vers une position militaire au sud de Haïfa « en représailles au sang pur » du guide suprême iranien Ali Khamenei « et pour défendre le Liban et son peuple ».

L’armée israélienne a pour sa part déclaré avoir intercepté l’un des projectiles, tandis que d’autres sont tombés « dans des zones dégagées » sans faire de victimes ni de dégâts. Environ trois heures avant que le Hezbollah ne revendique les tirs, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé sur Telegram que le Hezbollah avait « attaqué Haïfa avec six missiles ». « Le Yémen entrera aussi dans la bataille dans quelques heures », ont ajouté les Gardiens.