Frappes en Iran : inquiétude d’Elodie Gossuin et des influenceurs à Dubaï
Elodie Gossuin, ex-Miss France, a posté une story depuis Dubaï où elle raconte les répercussions sur la ville des frappes israéliennes et américaines sur l’Iran. L’ambassade de France aux Emirats arabes unis a rappelé qu’il n’était pas possible de quitter le territoire, qui a fermé son espace aérien jusqu’à nouvel ordre.
«Ce n’est pas la forme. Nous avons vécu une journée horrible. Je ne sais pas si c’est la pire journée de ma vie. Je ne pensais pas voir cela un jour : des missiles interceptés, des frappes, des sortes de drones, on ne sait pas si ça va exploser.» Avec des traits tirés, Elodie Gossuin, ancienne Miss France, a partagé une story depuis Dubaï où elle décrit les conséquences des frappes israéliennes et américaines sur l’Iran. En vacances dans l’émirat avec son mari et ses enfants, elle lance un appel à l’aide.
Dubaï, habituellement reconnu pour son calme et son luxe, est devenu, depuis samedi matin, l’un des pays du Golfe ciblés par l’Iran en réponse à l’opération Epic Fury. De nombreux expatriés dans les Émirats diffusent des vidéos montrant des nuages de fumée s’élevant au-dessus des gratte-ciels, faisant part de leur choc.
L’influenceuse Maeva Ghennam a, de son côté, posté un message sur fond noir où elle avoue «avoir la boule au ventre. J’ai peur. […] C’est la première fois que je vis une situation pareille. C’est très inquiétant». Elle raconte avoir «crié comme une hystérique» en entendant une frappe.
«OMG» s’écrie à plusieurs reprises sur l’une de ces vidéos Hofit Golan, une influenceuse israélienne spécialisée dans le bien-être, montrant un immeuble en flammes près de son appartement. Le Britannique Will Bailey informe ses abonnés sur Instagram et TikTok en filmant les traces laissées dans le ciel bleu de Dubaï par le passage de missiles ou des engins destinés à les neutraliser. «J’étais à quelques mètres», dit-il dans l’une de ses vidéos, apparemment tournée près de l’hôtel Fermont, touché samedi par une frappe.
Des vidéos postées depuis samedi suscitent parfois des réactions moqueuses d’internautes qui dénoncent «la déconnexion totale» de ce «monde bling-bling» face à la réalité géopolitique du Moyen-Orient. «On assiste à un « retour à la réalité » pour les influenceurs installés là-bas», analyse la journaliste Emma Férey, auteur en 2024 de *Emirage*, un roman sur le milieu de l’influence à Dubaï. Elle décrit ce milieu comme «sous-informé» et où tout semble facile, où l’on doit vendre du rêve, et estime que «la bulle commence à se fissurer».
Dans un nouveau message relayé dimanche matin sur son site, l’ambassade de France aux Émirats arabes unis a rappelé qu’il n’était pas possible de quitter le territoire, qui a fermé son espace aérien jusqu’à nouvel ordre. Elle exhorte donc les ressortissants à «appliquer strictement les consignes de sécurité : rester chez soi, se tenir éloignés des fenêtres, des portes et des zones ouvertes».

