Municipales 2026 : Dunkerque, le RN ne maintient pas son candidat face à l’Action française
Le Rassemblement national (RN) a retiré son investiture à Adrien Nave, tête de liste du parti aux élections municipales à Dunkerque, en raison de la présence sur sa liste du porte-parole du mouvement royaliste de l’Action française. Début février, le Rassemblement national avait également retiré l’investiture de sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, après la révélation d’anciens tweets racistes et sexistes.
C’est une annonce qui soulève des interrogations. Dans un communiqué, le Rassemblement national (RN) a annoncé qu’il retire son investiture à Adrien Nave, candidat à la tête de liste du parti pour les élections municipales à Dunkerque. Cette décision est notamment due à la présence sur sa liste d’un porte-parole du mouvement royaliste de l’Action française.
Le parti d’extrême droite, après avoir pris connaissance de la composition de cette liste rendue publique en fin de semaine, affirme que son candidat n’a « rien respecté » des conditions imposées à son investiture, lesquelles avaient pourtant été « acceptées sans réserve ». Pire encore : « les documents transmis au mouvement et la composition réelle » de la liste officiellement enregistrée « révèlent une dissimulation délibérée », a dénoncé le vice-président du RN, Sébastien Chenu.
Il a précisé que le délégué départemental adjoint du RN dans les Flandres, Maxence Accart, qui figurait initialement parmi les noms fournis par Adrien Nave, aurait été « retiré de la liste définitive déposée en sous-préfecture de Dunkerque ».
Sous le titre « Une « trahison » qui ne saurait rester « sans conséquences » », Sébastien Chenu a ajouté : « Antoine La Scola, connu sur les réseaux sociaux comme Antoine Grosjean et se revendiquant comme porte-parole de l’Action française, mouvement d’ultra-droite éloigné des valeurs portées par le Rassemblement national, figure en septième position ». Il a qualifié cette situation de « trahison » qui « ne saurait rester sans conséquences », en annonçant, au-delà du retrait de l’investiture, la convocation d’Adrien Nave « en commission des conflits en vue d’une exclusion » du parti.
Contacté par l’AFP, Adrien Nave, qui siège également au conseil régional des Hauts-de-France, n’était pas joignable immédiatement.
Début février, le Rassemblement national avait déjà retiré l’investiture de sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, suite à la révélation par le journal Libération d’anciens tweets racistes et sexistes.

