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Carnaval : Les déguisements inspirés des licences comme Demon Hunters, Disney Princess, Batman.

Carnaval s’étend sur tout février, et même au-delà, avec des ventes de costumes et d’accessoires représentant 28 millions d’euros pour Joué Club en 2025. Selon Franck Mathais, porte-parole national de l’enseigne, 65 % des panoplies proposées sont des panoplies sous licence.


Nice, Venise, Rio… ou encore à l’école, Carnaval s’étale sur tout le mois de février, et même au-delà. Dans les magasins, la demande pour les déguisements est à son paroxysme. De Spider-Man à *La Reine des neiges*, en passant par le chevalier, Franck Mathais, porte-parole national de l’enseigne Joué Club, nous éclaire sur un marché en constante évolution et nous dévoile les déguisements les plus populaires.

**« Une orientation vers la panoplie »**

Jouer au policier et au voleur est-il toujours un bon dépôt de vente ? Au fil des décennies, les costumes de Carnaval ont évolué. « Fêter Carnaval fait partie des activités qui correspondent à des instants de jeu de l’enfant », souligne d’emblée Franck Mathais. Se transformer en chevalier, en princesse et, aujourd’hui, en super-héros ou en super-héroïnes.

Ces personnages fantastiques ont su transformer le marché du déguisement. « Nous avons constaté une orientation des produits vers la panoplie, avec un costume, un masque et des accessoires. » Ainsi, la panoplie se révèle être un véritable atout commercial. « Il y a vingt-cinq ans, les panoplies étaient vendues dans de belles boîtes en carton », se souvient le porte-parole national de Joué Club. Cela représentait un coût. Aujourd’hui, on trouve presque exclusivement des panoplies sur cintre. « C’est une vraie évolution. La panoplie en tant que telle n’a pas changé, mais la manière de la proposer en magasin, oui. Il y a moins de déchets, c’est plus économique et cela prend moins de place. »

**Les licences mènent la danse**

Cette évolution se traduit non seulement par des changements de forme, mais également de contenu. Les personnages de Carnaval d’antan ne sont plus ceux qui séduisent aujourd’hui petits et grands. « L’actualité des déguisements correspond à l’actualité des licences », résume notre expert en jouets. Dans les années 1970, Casimir était très populaire, entraînant de nombreux déguisements autour de ce personnage. Puis, les premiers costumes Star Wars ont fait leur apparition.

Cependant, les héros et héroïnes d’hier n’ont pas dit leur dernier mot. « La preuve avec les univers Marvel [Spider-Man, Captain America] et DC Comics [Batman et Wonder Woman] », précise Franck Mathais. Les princesses demeurent également dominantes sur le marché, avec « l’univers de Disney Princess, de Blanche-Neige à *La Reine des neiges*, en passant par Vaiana ». « 65 % des panoplies sont sous licence », souligne notre interlocuteur.

**Carnaval cible les petits, Halloween les grands**

Les déguisements les plus populaires sont ceux marqués « licence ». En tête, « l’univers Marvel, très bien développé au cinéma, en BD et en dessin animé », indique Franck Mathais. « Ensuite, on a l’univers de Batman, qui est très présent auprès des enfants. Sans oublier Miraculous et les Disney Princess. Chez les adultes, on retrouve Hulk, Dark Vador ou encore Harry Potter. » Un nouveau venu s’est également fait une place dans les garde-robes de Carnaval : « La grosse actualité, c’est *Demon Hunters*, qui a connu un grand succès l’an dernier sous forme de série sur Netflix », note le porte-parole national de Joué Club.

Carnaval se célèbre dans les rues, à l’école, mais aussi dans les magasins de jouets. « Nous devons démontrer que nous évoluons dans une temporalité différente qui permet de bien mettre en avant l’offre et de faire passer un message fort aux consommateurs », explique Franck Mathais. « L’achat de déguisement pour Carnaval concerne à 95 % des enfants. En revanche, à Halloween, les adultes représentent 35-40 % des acheteurs. Carnaval s’adresse davantage à un univers urbain, où les événements organisés autour du thème sont nombreux […]. En 2025, les ventes de costumes et d’accessoires devraient atteindre 28 millions d’euros pour Joué Club. » De quoi faire la fête, autant pour les professionnels que pour les consommateurs.