La fin brutale d’une application Nissan relance le débat sur les mises à jour des voitures électriques.
Nissan a annoncé que « l’application NissanConnect EV ne sera plus disponible à partir du 30 mars 2026 » pour les propriétaires de Nissan Leaf 2. L’information, rapportée par Automobile Propre, concerne les Nissan Leaf produites jusqu’en 2019 et les eNV200, produites jusqu’en 2022.
Nissan a annoncé la fin de son application dédiée aux fonctions connectées de la Leaf 2. Les propriétaires de la voiture électrique expriment leur mécontentement, soulevant de nouveau la question de la maintenance des services connectés.
« L’application NissanConnect EV ne sera plus disponible à partir du 30 mars 2026 » : c’est le message reçu par les propriétaires de Nissan Leaf 2 concernant leur application, qui leur permet de gérer à distance des fonctions comme la climatisation et le niveau de charge de leur véhicule électrique.
L’information, révélée par Automobile Propre, a été relayée sur la page Facebook « Leaf France Café ». Cela concerne les Nissan Leaf produites jusqu’en 2019 et les eNV200, un van électrique, fabriqués jusqu’en 2022.
Nissan justifie cette décision en mettant en avant « l’ancienneté du système utilisé », arguant qu’il est « impossible de procéder à une mise à niveau qui lui permettrait de prendre en charge des améliorations futures ou de s’adapter à [leurs] plans de développement en cours ».
Certaines personnes estiment que l’abandon du réseau 3G, qui est à la base de la connectivité de la voiture, serait la raison de cette décision, tandis que d’autres avancent que Nissan cesse simplement les frais pour un modèle qui n’est plus produit.
Cette annonce n’a pas été bien accueillie par tous les clients : « Ça me saoule car je m’en sers quotidiennement lorsque je charge ma Leaf 1 et aussi pour déclencher le chauffage et la climatisation à distance », témoigne un utilisateur. Un autre relativise : « Notre Leaf va sur ses 8 ans et on n’a jamais payé l’appli. On en a bien profité et c’était chouette d’avoir ces fonctionnalités sur une auto aussi ancienne. »
Cet exemple soulève des questions sur la maintenance et la pérennité des systèmes d’infodivertissement dans les véhicules modernes, qui sont de plus en plus connectés.
Alors que les services en ligne, souvent sous forme d’abonnements, constituent une nouvelle source de revenus pour les constructeurs, les enjeux liés au stockage des données, aux coûts de développement des mises à jour, ainsi que d’autres problématiques connexes (cybersécurité, obsolescence des équipements, etc.) demeurent cruciaux.
De nombreux exemples ont par ailleurs démontré que la connectivité peut être rapidement et facilement interrompue, particulièrement lors des faillites de marques. En Chine, plusieurs cas ont été recensés, tandis que la faillite très médiatisée de Fisker a mis en lumière les complications liées à son unique modèle en vente, l’Ocean, dont toutes les fonctionnalités reposaient sur le cloud.

