Logements en évolution pour parents solos, personnes âgées, étudiants.
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Sous le nom « Ernest Living », une nouvelle résidence pour douze familles monoparentales vient d’ouvrir à Namur, avec deux autres projets en cours à Bruxelles.
Pour assurer une cohabitation harmonieuse, une sélection des familles candidates s’effectue par le biais d’entretiens individuels. Lionel Wauters a collaboré avec l’ASBL « Habitat et participation », spécialisée dans l’habitat partagé, pour gérer cette sélection et encadrer les débuts du projet. Les places étant limitées, elles devraient rapidement trouver preneurs, d’autant plus que les familles monoparentales représentent près d’un tiers de la demande sur le marché locatif dans certaines grandes villes du pays.
Autre évolution notable, l’allongement de la vie et l’isolement qui peut en découler nécessitent des alternatives en matière de logement. Dans le Brabant flamand, Louisa, une retraitée, vit dans une annexe construite par son fils Stef, qui lui a proposé de déménager dans son jardin après le décès de son mari. Cette solution présente un bon compromis entre indépendance et proximité. Louisa déclare : « Je ne mange pas avec eux et je ne suis pas tellement chez eux. Je reste ici, je vis ici. » Elle ajoute que tout en étant proche de sa famille, elle privilégie son indépendance. Stef, quant à lui, se montre satisfait de sa décision, soulignant que l’investissement dans cette annexe est rapidement rentabilisé comparé aux coûts d’une maison de repos.
En Flandre, le « zorgwoningen », des maisons de soins modulaires pour personnes âgées, sont devenues courantes, contrairement à Wallonie et à Bruxelles, où les réglementations rendent leur construction plus complexe. Bart Beckers, co-propriétaire de l’entreprise Stido, a expliqué que la Flandre facilite l’obtention des permis nécessaires, contrairement à la Wallonie. La décision flamande de ne plus exiger de permis d’urbanisme pour ces installations permet d’accélérer le processus de construction.
Au sud du pays, une initiative différente se met en place à Saint-Ghislain, où des étudiants vivent dans une maison de repos. Franck Delcroix, directeur de l’établissement, raconte comment ils ont décidé d’utiliser des chambres inoccupées pour accueillir des jeunes, en collaboration avec l’ASBL « 1 Toit 2 Âges ». Cette démarche vise à créer des échanges intergénérationnels. Les places sont également limitées et les candidatures sont sélectionnées par l’ASBL. Salomé, une étudiante y résidant, témoigne des bénéfices de cet arrangement, à la fois sur le plan financier et relationnel, en indiquant qu’elle paie un loyer de 200 euros par mois en échange de cinq heures de service à la maison de repos par semaine.
Ces initiatives révèlent des changements sociétaux importants et la nécessité d’adapter le logement aux évolutions démographiques et aux nouvelles réalités économiques.

