Belgique

Affaire Epstein : Bill Clinton ne nie pas ses liens avec l’agresseur sexuel

James Comer a déclaré qu’il a fallu « sept mois » pour faire venir les Clinton et qu’il avait hâte de leur poser de nombreuses questions. Les élus démocrates ont exprimé leur souhait d’entendre Donald Trump, affirmant qu’il bloque l’enquête.

« Nous nous adressons au mauvais président »

« Il nous a fallu sept mois pour faire venir les Clinton. Mais nous les avons enfin et nous avons hâte de leur poser de nombreuses questions« , a déclaré le président de la commission, le républicain James Comer, avant l’audition, dépêchant la veille Hillary Clinton.

Les élus démocrates ont insisté qu’ils souhaitaient entendre Donald Trump.

« Soyons honnêtes, nous nous adressons aujourd’hui au mauvais président« , a affirmé Suhas Subramanyam, un autre membre de la commission. « C’est le président Trump qui bloque notre enquête. C’est le président Trump qui veut étouffer cette affaire« .

Le nom de Bill Clinton, qui a été président de 1993 à 2001, figure à plusieurs reprises dans le dossier, sans qu’aucun fait répréhensible ne lui ait jamais été attribué.

James Comer a rappelé que Jeffrey Epstein s’était rendu « 17 fois » à la Maison Blanche durant son mandat et que l’ancien président a voyagé « au moins 27 fois » à bord de son jet privé.

Bill Clinton assure n’avoir « eu aucune idée des crimes que commettait Epstein »

Bill Clinton et Jeffrey Epstein sont visibles sur l’une des images publiées par le département d’État américain. © Photo par le ministère américain de la Justice / Handout / Anadolu via Getty Images)

Des images récemment publiées par la justice montrent Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein lors d’événements mondains, ainsi que dans des cadres privés, parfois aux côtés de femmes dont le visage a été flouté avant publication. Sur une photo, il est dans un bain à remous.

Bill Clinton a à plusieurs reprises déclaré qu’il n’était pas au courant des crimes de l’homme d’affaires, qui avait plaidé coupable en 2008 de sollicitation de prostitution de mineure et avait purgé 18 mois de prison. Durant la commission, il a réaffirmé n’avoir « eu aucune idée des crimes que commettait Epstein. « Je n’ai rien vu et je n’ai rien fait de mal », a déclaré l’ancien président dans une déclaration liminaire publiée sur X. « Même avec le recul, je n’ai rien vu qui m’ait alerté », a-t-il ajouté.

L’année de la mort d’Epstein en prison, en 2019, l’ex-président a évoqué avoir cessé tout contact avec lui depuis plus de dix ans.

Cette défense a été réitérée jeudi par son épouse, Hillary Clinton, devant la même commission.

Elle a déclaré que « la grande majorité des personnes qui ont eu des contacts avec lui avant ses aveux de culpabilité en 2008 […] ne savaient pas ce qu’il faisait« .

Comme son mari, l’ex-chef de l’État a témoigné dans une salle municipale de Chappaqua, une ville huppée au nord de New York, où le couple possède une maison.

Sur un parking voisin, trois femmes, venues de villes alentour, brandissent des pancartes hostiles à Donald Trump.

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Dossiers manquants Epstein et Trump

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Des « faits très graves » : les démocrates réclament d’entendre Donald Trump

Hillary Clinton a réaffirmé jeudi qu’elle n’avait jamais rencontré Jeffrey Epstein et s’est montrée ferme devant les membres de la commission à majorité républicaine.

« Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’exploitation sexuelle d’Epstein […] elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier« , a-t-elle déclaré.

Les démocrates demandent à entendre Donald Trump en raison de nouvelles révélations médiatiques.

D’après ces informations, le ministère de la Justice aurait récemment bloqué la publication de documents relatant les accusations d’une femme disant avoir été agressée sexuellement lorsqu’elle était mineure par Jeffrey Epstein et par Donald Trump.

« Ce sont des documents qui accusent le président des États-Unis de faits très graves de violence sexuelle« , a souligné le député californien Robert Garcia.

Les médias se rassemblent devant le Chappaqua Performing Arts Center à Chappaqua, dans l’État de New York, tôt le matin du 27 février 2026, avant la déposition de Bill Clinton. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de tensions avec le président républicain de la commission d’enquête, James Comer.

À l’origine convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient décliné l’invitation.

Menacé par la commission de poursuites pour entrave, le couple a finalement annoncé fin janvier son acceptation pour être entendu.

Ils ont tous deux demandé en vain des auditions publiques, soulignant leur souhait d’éviter une utilisation de leurs propos par des républicains.

Bien que l’audition ne soit pas publique, son enregistrement devrait toutefois être diffusé par la suite.

Le 30 janvier, une nouvelle série de documents a révélé les relations entre Jeffrey Epstein et plusieurs personnalités mondiales, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions, principalement en Europe.

Gauche : Jeffrey Epstein en 2004. Droite : Bill Clinton (ex-président des USA) à la cérémonie d’investiture de Donald Trump à Washington, DC 2025. © Gauche : Photo de Rick Friedman via Getty Images. Droite : Shawn THEW / POOL / AFP

Besoin d’aide ? Vous n’êtes pas seul(e)

Si vous êtes victime ou témoin de violences sexuelles, voici quelques ressources d’aide en Belgique :

Plusieurs Centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) ont été mis en place en Belgique. La liste se trouve ici.

Numéro belge de SOS Viol : 0800 98.100. Leur mail est disponible 24h/24, 7j/7 : info@sosviol.be.

L’association « Brise Le Silence », joignable au 0488.800.626 ou par email : contact@briselesilence.be

« Maintenant j’en parle » : un tchat d’aide aux victimes d’abus sexuels destiné en priorité aux mineurs.

Sur le même sujet : un reportage du JT de 13 heures du 27 février 2026

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Dossier Epstein / Hillary Clinton entendue par une commission parlementaire

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