Un soir, un film avec Hugues Dayez : aucun favori aux César.
François Ozon est un cinéaste français dont plusieurs films ont été sélectionnés dans les festivals de Cannes, de Venise ou de Berlin, mais il n’a jamais remporté de César en France. Benjamin Voisin, son comédien principal, a été révélé par Ozon en 2020 avec le film « Eté 85 » et a remporté le César du meilleur espoir masculin en 2022 pour « Les illusions perdues ».
François Ozon connaît un paradoxe intéressant : bien qu’il soit l’un des rares cinéastes français jouissant d’une réputation internationale, plusieurs de ses films ayant été sélectionnés dans des festivals prestigieux comme ceux de Cannes, Venise ou Berlin, il n’a jamais remporté de César en France. Son dernier film, « L’étranger », a obtenu seulement quatre nominations.
Cependant, il se pourrait que son acteur principal, Benjamin Voisin, parvienne à récupérer cet honneur en obtenant le César du meilleur acteur. Voisin, qui a été révélé par Ozon dans « Eté 85 » en 2020, a décroché le César du meilleur espoir masculin en 2022 pour « Les illusions perdues », adaptation d’un roman de Balzac, et a été aperçu dans le rôle d’un jeune attiré par l’extrême droite dans « Jouer avec le feu ».
Benjamin Voisin explique sa conception du métier d’acteur : « Moi, je suis quand même plus dans l’ordre de l’abandon. Je ne me demande pas en amont : est-ce que j’y crois, est-ce que je n’y crois pas ? Je laisse les choses se faire. Je pense à ce qu’Anthony Hopkins a déjà dit : « un grand acteur, c’est un acteur qui a lu pas 50 fois, ni 100, ni 150, mais 300 fois le scénario ». Il y a des éléments qui viennent à vous de manière logique, sans en avoir réellement conscience. Il y a une forme d’abandon que je trouve très agréable dans le métier d’acteur. »
Interrogé sur son choix de rôles, il répond : « C’est marrant parce qu’on demande souvent aux acteurs comment choisir. Mais finalement, ce sont les metteurs en scène qui nous façonnent. Parmi leurs choix, je choisis. J’ai accès à divers scénarios, mais je ne les ai pas tous. Pourquoi des réalisateurs comme Xavier Giannoli ou François Ozon m’appellent, je l’ignore. Ce que je sais, c’est que dans mes lectures, je recherche souvent les marginaux. J’ai fait ce métier pour éviter le bureau et être dans l’humanité, parler à des gens. En tant qu’acteur, l’objectif est de capturer ces moments pour les rejouer. J’observe beaucoup de scènes de la vie quotidienne, et je pense que les marginaux ont quelque chose d’inexplicable que j’aime explorer. C’est d’autant plus gratifiant quand j’ai l’occasion de les incarner à l’écran. »
A 29 ans, Benjamin Voisin parviendra-t-il à décrocher le César face à des concurrents comme Bastien Bouillon, Pio Marmaï ou Laurent Lafitte ? La réponse sera divulguée en fin de soirée.

