Belgique

César 2026 : « L’Attachement » de Carine Tardieu reçoit le César du meilleur film

Le César du meilleur film a été attribué à « L’Attachement » de Carine Tardieu. Le César de la meilleure actrice dans un second rôle a été remis à Vimala Pons pour son rôle dans « L’Attachement ».


Le César du meilleur film a été décerné à « L’Attachement » de Carine Tardieu, une co-production belge. Vimala Pons a remporté le prix de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans « L’Attachement », qui a également été récompensé par le César de la meilleure adaptation.

L’intrigue suit Alex, dont la femme décède en mettant au monde leur fille, et sa voisine Sandra, une quinquagénaire féministe sans enfants, qui a du mal à s’adapter à ce nouvel enfant. Au fil du temps, un lien spécial se crée entre Elliot, Sandra et Alex, un attachement qui a touché le jury.

« La trame repose sur tout ce qui nous relie les uns aux autres dans cette société qui érige des murs un peu partout », a déclaré la réalisatrice de 52 ans en recevant son prix.

Le César de la meilleure réalisation a été attribué au film « Nouvelle Vague » de l’américain Richard Linklater. Ce film revisite le tournage du classique « À bout de souffle » des années 1950. « Ceci est pour moi un honneur presque écrasant », a exprimé le réalisateur, qui était absent, par la voix de son acteur principal, Guillaume Marbeck, interprétant Jean-Luc Godard dans ce film en noir et blanc.

Laurent Lafitte a reçu le César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans « La femme la plus riche du monde », une comédie inspirée de l’affaire Bettencourt. Ce sacre est le premier César pour l’acteur populaire de 52 ans, qui avait été nommé à trois reprises sans succès auparavant.

Léa Drucker a remporté son deuxième César de la meilleure actrice pour son rôle d’enquêtrice de la « police des polices » dans « Dossier 137 », la plaçant sur un pied d’égalité avec des légendes du cinéma français comme Isabelle Huppert et Catherine Deneuve.

Nadia Melitti a été couronnée du César du meilleur espoir féminin pour « La Petite dernière », où elle joue une jeune musulmane confrontée à son désir pour les femmes. À 23 ans, elle a désormais été honorée d’un prix prestigieux après Cannes. Théodore Pellerin a été désigné meilleur espoir masculin pour son rôle dans « Nino », traitant d’un jeune homme apprenant qu’il a un cancer de la gorge, inspiré par une expérience personnelle de la réalisatrice.

« Une bataille après l’autre » de Paul Thomas Anderson a remporté le César du meilleur film étranger, ajoutant une nouvelle victoire à cette tragicomédie sur la traque d’ex-révolutionnaires par des suprémacistes blancs.

Pierre Lottin a obtenu le César du meilleur second rôle pour son interprétation dans « L’Étranger », le film adapté du roman d’Albert Camus. « La fille de l’eau », de Sandra Desmazières, a reçu le César du meilleur court métrage d’animation. « Arco », réalisé par Hugo Bienvenu, a conquis deux César : celui du film d’animation et de la meilleure musique originale.

Lise Fisher a reçu le César des effets visuels pour « L’inconnue de la grande arche », qui a également été récompensé pour le meilleur décor. David Chambille a remporté le César de la meilleure photo pour « Nouvelle Vague », qui a également reçu le prix des meilleurs costumes.

La cérémonie, présidée par Camille Cotin et animée par Benjamin Lavernhe, a commencé par un hommage à Jim Carrey, reconnu pour son rôle dans « The Mask » en 1994. Cotin a ouvert la cérémonie avec des lunettes, en clin d’œil au président français Emmanuel Macron, espérant que le cinéma français soit « great again ». Elle a également exprimé l’importance de protéger un art « vivant et fragile », tout en rendant hommage aux peuples luttant pour la liberté autour du monde.

Un hommage à Brigitte Bardot a suscité des huées dues à sa proximité avec l’extrême droite.