Belgique

César 2026 : « Une bataille après l’autre » reçoit le César du meilleur film étranger

Nadia Melitti a remporté le César du meilleur espoir féminin 2026 pour son rôle dans « La Petite dernière ». Théodore Pellerin a été récompensé pour son rôle dans « Nino » et le film a reçu le César du meilleur premier film.


Le palmarès des César 2026 a débuté avec incertitude. Le César du meilleur espoir féminin a été attribué à Nadia Melitti pour son rôle dans « La Petite dernière », où elle joue une jeune musulmane confrontée à l’éveil de son désir pour les femmes. Le film a également remporté le prix de la meilleure adaptation. À 23 ans, Nadia Melitti remporte ainsi une deuxième distinction prestigieuse, après avoir reçu le prix d’interprétation à Cannes.

Théodore Pellerin a été récompensé pour son rôle dans « Nino », où il incarne un jeune homme découvrant qu’il souffre d’un cancer de la gorge, une histoire inspirée d’une personne proche de la réalisatrice, Pauline Loques. Ce film a reçu le César du meilleur premier film.

« Une bataille après l’autre », réalisé par Paul Thomas Anderson, a reçu le César du meilleur film étranger, après avoir également été primé aux British Academy Film Awards. Ce film est décrit comme une tragicomédie sur la traque d’ex-révolutionnaires par des suprémacistes blancs.

Pierre Lottin a remporté le César du meilleur second rôle dans « L’Étranger », une adaptation du roman d’Albert Camus par François Ozon. « La fille de l’eau », de Sandra Desmazières, a obtenu le César du meilleur court métrage d’animation.

Le film « Arco », de Hugo Bienvenu, a reçu deux César : celui du meilleur film d’animation et celui de la meilleure musique originale, après avoir déjà été primé au festival du film d’animation d’Annecy.

Lise Fisher a été reconnue avec le César des effets visuels pour « L’inconnue de la grande arche », qui a également remporté le César du meilleur décor.

David Chambille a reçu le César de la meilleure photo pour « Nouvelle vague », qui a également remporté le César des meilleurs costumes.

Le César du meilleur scénario original a été attribué à Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour « Un ours dans le Jura ». Le César du meilleur film court métrage documentaire est allé à « Au bain des dames » de Margaux Fournier. Le meilleur film documentaire a été décerné à Vincent Munier pour « Le Chant des forêts », déjà récompensé pour son son, explorant la transmission entre générations au cœur des Vosges et la préservation de la forêt.

Un César d’honneur a été attribué à Jim Carrey. La cérémonie, présidée par Camille Cotin et animée par Benjamin Lavernhe, a été marquée par un hommage à l’acteur Jim Carrey, notamment pour son rôle en 1994 dans « The Mask ».

Camille Cotin a ouvert la cérémonie en portant des lunettes, en clin d’œil au président français Emmanuel Macron. Elle a exprimé le souhait de voir le cinéma français être « great again », tout en annonçant, avec humour, l’annexion de la Belgique. L’actrice a insisté sur l’importance d’un cinéma « vivant et fragile », en appelant à le protéger. Elle a dédicacé cette cérémonie à tous ceux luttant pour la liberté à travers le monde, tandis que certains acteurs portaient des épingles en solidarité avec le peuple iranien sur le tapis rouge.

Un hommage rendu à Brigitte Bardot, icône du cinéma des années 1950 et 1960, disparue le 28 décembre dernier à 91 ans, a suscité des huées en raison de ses liens avec l’extrême droite.