Cérémonie des César 2026 : Pronostics sur le palmarès à venir
La cérémonie des César 2026 se déroulera ce jeudi pour éviter d’empiéter sur le Concert des Enfoirés diffusé vendredi. Jim Carrey va recevoir un César d’honneur.
Attention ! La cérémonie des César 2026 se tiendra exceptionnellement ce jeudi afin d’éviter toute concurrence avec le Concert des Enfoirés diffusé vendredi. Ce changement de programme, espérons-le, n’incitera pas les cinéphiles à manquer la retransmission en direct et en clair sur Canal+.
Les certitudes pour le maître de cérémonie Benjamin Lavernhe et la présidente Camille Cottin se limitent à la remise d’un César d’honneur à Jim Carrey. Pour le reste, le suspense reste entier concernant les événements qui se dérouleront sur la scène de l’Olympia. Comme chaque année, 20 Minutes a tenté de deviner les futurs lauréats.
**Meilleur film : « Nouvelle Vague »**
Il semble que le film **Nouvelle Vague** ait des chances de l’emporter. Bien que Richard Linklater soit américain, la production est française. Ce film jubilatoire rend hommage à Jean-Luc Godard et évoque le tournage d’**À bout de souffle**, un chef-d’œuvre du 7e Art. Le cinéma français aime s’autocélébrer et, en l’occurrence, cela semble plus que justifié !
**Meilleure réalisation : « La Petite dernière »**
Nous espérons qu’Hafsia Herzi remportera la statuette pour **La Petite dernière** ! Cette œuvre, qui relate l’histoire d’une jeune musulmane lesbienne, témoigne de son talent de cinéaste, en particulier dans son approche délicate d’un roman autobiographique de Fatima Daas. Sans complaisance, la réalisatrice dresse le portrait sensible d’une jeune femme contemporaine.
**Meilleure actrice : Leïla Bekhti**
Leïla Bekhti, incarnant une maman courageuse dans **Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan** de Ken Scott, est bien placée pour remporter le prix. Sa performance est un atout majeur pour cette comédie généreuse qui a rencontré un franc succès en salles, basée sur un best-seller de Roland Perez. Elle joue la mère de l’auteur avec brio, capturant son côté « attachiant ».
**Meilleur acteur : Benjamin Voisin**
Benjamin Voisin brille dans **L’Étranger** de François Ozon, adapté d’Albert Camus. Ce rôle d’un bel indifférent devenu assassin lui permet d’offrir une performance impressionnante. Énigmatique et imperturbable, il réussit à captiver l’audience tant dans les scènes intimes que dans la séquence où il abat un homme.
**Meilleurs seconds rôles : Raphaël Personnaz et Marina Foïs**
Ils ont de bonnes chances de triompher grâce à **La Femme la plus riche du monde**, une biographie réjouissante d’une fausse Liliane Bettencourt. Que ce soit en tant que fille de l’héroïne ou majordome dévoué, ils sont valorisés par Thierry Klifa, qui leur permet de briller face à une Isabelle Huppert au sommet de son art.
**Révélation féminine**
Nadia Melliti, qui incarne le rôle-titre de **La Petite dernière**, révèle un talent incandescent. Déjà récompensée au Festival de Cannes, elle fait des débuts éblouissants sous la direction d’Hafsia Herzi après avoir été remarquée lors d’un casting sauvage. Son audace pour se lancer dans cette aventure est notable.
**Révélation masculine : Théodore Pellerin**
Théodore Pellerin touche les cœurs par sa sobriété dans **Nino** de Pauline Loquès. Il y incarne un jeune homme atteint d’un cancer qui vit ses derniers jours avant la chimiothérapie. Son interprétation est largement responsable de l’émotion qui se dégage d’un film qui évite le mélodrame sur un sujet délicat.
**Meilleur premier film : « Arco »**
Et si un film d’animation remportait le prix ? Cela serait exceptionnel pour **Arco**, une fable de science-fiction d’Ugo Bienvenu, déjà récompensée à Annecy et également nominée aux Oscars. L’histoire d’une fillette rencontrant un voyageur du futur est un bijou de poésie et de tendresse, qui mérite amplement sa statuette en raison de sa beauté et de son intelligence.
**Scénario original : « Un ours dans le Jura »**
**Un ours dans le Jura**, une excellente comédie policière dont le scénario est cosigné par Franck Dubosc et Sarah Kaminski, mérite largement le trophée. Le comédien y fait preuve d’un véritable talent d’écriture en brodant autour d’un cadavre, d’un magot et d’une bande de personnages maladroits, dont Franck Dubosc lui-même, ainsi que Laure Calamy et Benoît Poelvoorde.
**Meilleure adaptation : « L’Inconnu de la Grande Arche »**
En ce qui concerne les adaptations, **L’Inconnu de la Grande Arche** et Stéphane Demoustier se distinguent en parvenant à adapter de manière cinématographique le livre de Laurence Cossé. On s’investit vraiment dans ce chantier pharaonique des années 1980 et dans le portrait d’un architecte génial rapidement dépassé par des enjeux politiques qu’il ne peut maîtriser.
**Meilleur film étranger**
Paul Thomas Anderson a marqué les esprits avec **Une bataille après l’autre**, qui dresse un portrait acerbe de l’Amérique trumpiste avec Leonardo DiCaprio en vedette. La virtuosité de sa mise en scène, associée à un scénario palpitant, en fait un grand favori.
Rendez-vous jeudi soir à partir de 20h30 pour découvrir les véritables lauréats !

