France

Salon de l’Agriculture : Fréquentation chute libre sans bovins

La fréquentation du Salon de l’Agriculture à Paris a baissé d’environ 25 % sur les quatre premiers jours en raison de l’absence de bovins. Selon Jérôme Despey, « Lorsqu’un salon est amputé de l’un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale ».


La fréquentation du Salon de l’Agriculture, qui a ouvert ses portes samedi à Paris, a chuté d’environ 25 % durant les quatre premiers jours, principalement en raison de l’absence de bovins. « On sait que le visiteur vient voir l’égérie et les vaches », a déclaré le président du salon, Jérôme Despey, lors d’une conférence de presse. Au cours des trois dernières années, l’événement avait attiré plus de 600.000 visiteurs à chaque édition.

« Lorsqu’un salon est amputé de l’un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale. Ces éléments ont pu peser sur la venue d’une partie du public, traditionnellement très attachée à la filière bovine et à son rôle patrimonial », ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Dans les allées, de nombreux exposants, visiteurs et responsables ont remarqué une fréquentation inférieure par rapport aux années précédentes, en particulier durant le premier week-end et le samedi, coïncidant avec l’inauguration traditionnelle par le président Emmanuel Macron. Pour la première fois en huit ans, l’ouverture du salon a également coïncidé avec les vacances scolaires de toutes les zones.

« En deux mots, c’est nul »

« En deux mots, c’est nul. Je vais ramener 90 % de mon stock […] je ne vais pas amortir. Mais personne ne va amortir. Je fais plus de chiffre chez moi sur un marché en Corrèze sur une matinée que sur une journée ici, alors que là-bas, je paye 6 euros l’emplacement. Ici, j’en ai pour 3.800 euros pour la semaine et 1.000 euros d’hôtel », se plaint Fabrice Virolle, fabricant de macarons.

« Les avis sont partagés, certains font part d’un chiffre d’affaires identique à l’année dernière », a indiqué mercredi Valérie Leroy, directrice du salon. Elle a évoqué un « confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions » après des « échanges » avec les producteurs. « On a aussi des exposants qui nous font part d’une baisse, on travaille avec eux pour voir comment on peut les rendre plus visibles », a-t-elle ajouté.

« On va rebondir », a affirmé Jérôme Despey, précisant que cette année était « exceptionnelle » et que la fréquentation avait connu un « sursaut » mardi, espérant que cela se maintiendra dans les jours à venir. « Venir c’est soutenir » l’agriculture, a-t-il lancé, en référence au slogan de l’édition 2026.