États-Unis : Trump déclare « Notre nation est de retour » à l’état de l’Union
Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi son action et ses priorités lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, qui a duré 1h47, la plus longue allocution de l’histoire. Il a affirmé que les mesures mises en œuvre avaient produit des résultats concrets, assurant que la frontière américaine n’avait « jamais été aussi sûre ».
Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a défendu mardi ses actions et ses priorités lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès. Le président américain a dépeint une image très positive de la situation du pays, en mettant en avant ses résultats économiques, sa politique migratoire et ses choix internationaux, tout en appelant à de nouvelles mesures législatives et en critiquant certaines institutions.
Le média 20 Minutes fait le point sur les principales lignes de cette intervention qui a été la plus longue de l’histoire, avec une allocution d’1h47, surpassant le record précédent de 1h20 min établi par le démocrate Bill Clinton en 2000.
Une transformation « sans précédent »
Donald Trump a débuté son discours en affirmant que son administration avait profondément changé la trajectoire du pays. « Après seulement un an, je peux dire dignement et fièrement que nous avons accompli une transformation sans précédent et un redressement historique », a déclaré le président américain, ajoutant que « notre pays est de retour », tout en évoquant à nouveau « l’âge d’or » de l’Amérique.
Devant un Congrès dominé visuellement par ses alliés républicains, le président des États-Unis a décrit une économie en forte amélioration. « L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été », a-t-il assuré. Il a également déclaré que les prix de l’essence et des produits alimentaires étaient en baisse, que les salaires progressaient et que ses baisses d’impôts contribuaient directement à soutenir les travailleurs. Ses propos ont été accueillis par des applaudissements nourris et des slogans « USA, USA, USA » lancés par les élus de son parti.
Immigration et réforme électorale
Donald Trump a consacré une part importante de son discours à la sécurité des frontières et à l’immigration, qui représente un thème central de sa politique. Il a affirmé que les mesures mises en œuvre avaient produit des résultats concrets, assurant que la frontière américaine n’avait « jamais été aussi sûre ».
Il a également exhorté les parlementaires à adopter sa réforme électorale, baptisée « Save America Act ». « Je vous demande d’approuver la loi « Sauver l’Amérique », afin d’empêcher les étrangers en situation irrégulière – et autres personnes sans papiers – de voter lors de nos élections américaines sacrées », a-t-il déclaré. Il a réitéré son affirmation selon laquelle « la triche est galopante dans nos élections », une accusation qu’il évoque fréquemment, ciblant les démocrates. Cette réforme vise notamment à imposer la présentation obligatoire d’une pièce d’identité pour voter.
Tension entre l’exécutif et la Cour suprême
Le discours a également mis en lumière les tensions entre l’exécutif et la Cour suprême. Donald Trump a évoqué la décision récente des juges d’invalider une grande partie des droits de douane instaurés contre plusieurs partenaires commerciaux des États-Unis.
Devant quatre magistrats présents dans l’hémicycle, le président a qualifié ce jugement de « très regrettable ». « Il y a quatre jours à peine, une décision regrettable a été rendue par la Cour suprême des Etats-Unis. […] Une décision très regrettable », a-t-il insisté. Cette décision limite la capacité du président à maintenir certaines taxes douanières, qui font partie intégrante de sa stratégie commerciale. Le ton adopté lors du discours était cependant plus modéré que lors de ses critiques précédentes, quand il avait attaqué directement les juges.
Le Venezuela, « nouvel ami et partenaire »
Sur le plan international, Donald Trump a souligné ce qu’il présente comme un succès majeur en Amérique latine. Il a indiqué que les États-Unis avaient reçu plus de 80 millions de barils de pétrole du Venezuela, qu’il a qualifié de « notre nouvel ami et partenaire ».
Le président a également revendiqué un rôle déterminant dans la chute du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, qu’il considère désormais comme déchu. Il a déclaré que son administration avait contribué à stopper le trafic de drogue vers les États-Unis et à obtenir la libération de prisonniers politiques. Ces énoncés interviennent alors que Washington cherche à contrôler l’exploitation des importantes réserves pétrolières du pays.
Un avertissement direct au régime iranien
Donald Trump a aussi abordé la situation au Moyen-Orient, en évoquant directement l’Iran et ses capacités militaires. Il a déclaré que Téhéran poursuivait des programmes d’armement dangereux, affirmant que le pays « travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis ».
Il a aussi accusé l’Iran d’avoir développé des missiles capables de menacer l’Europe et les bases militaires américaines. Bien qu’il ait affiché une posture ferme, le président a précisé que sa « préférence » restait une résolution du conflit « par la diplomatie ». Il a néanmoins assuré qu’il n’hésiterait pas à agir pour protéger le pays, promettant d’« affronter toutes les menaces » visant les États-Unis.
Mise en scène politique avec hommages et symboles
Le discours s’est déroulé dans une atmosphère solennelle, ponctuée par plusieurs moments symboliques. Donald Trump a notamment rendu hommage à l’équipe masculine américaine de hockey sur glace, récemment couronnée championne olympique, qui était présente dans l’hémicycle et a reçu de longs applaudissements.
Le président a également invité Erika Kirk, veuve de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk, assassiné en septembre, présenté par la Maison-Blanche comme un « martyr ». La Première dame Melania Trump assistait également à la séance. Ces séquences ont rythmé un discours largement consacré à la défense du bilan du président et à la présentation de ses priorités politiques un an après son retour au pouvoir.

