Tunisie

La Confédération des Sages-femmes réclame la modification de l’appellation professionnelle.

Saida Ferriou, présidente de la Confédération tunisienne des sages-femmes, a appelé à rectifier l’intitulé de la profession sur les diplômes académiques et professionnels pour les diplômées formées avant 2022. En Tunisie, près de 2 500 des 3 000 sages-femmes exerçant encore sous l’ancienne appellation rencontrent des difficultés professionnelles et internationales.


La présidente de la Confédération tunisienne des sages-femmes, Saida Ferriou, a appelé à modifier l’intitulé de la profession sur les diplômes académiques et professionnels. Elle souhaite harmoniser le titre pour toutes les diplômées formées avant 2022, année marquant l’instauration du parcours académique officiel sous le titre de « sage-femme », remplaçant ainsi l’ancienne désignation de « technicien supérieur en obstétrique ».

En Tunisie, près de 2 500 des 3 000 sages-femmes encore actives sous l’ancienne appellation font face à des difficultés professionnelles et internationales, certaines étant contraintes de rentrer au pays après un bref séjour à l’étranger, en raison d’un manque de reconnaissance de leurs véritables compétences.

La Confédération a envoyé deux courriers au ministre de la Santé, en juillet 2025 et en février 2026, pour demander que les diplômes soient mis en conformité avec les textes juridiques et la réalité professionnelle. Saida Ferriou insiste sur le fait que la réforme du secteur de la santé ne peut être complète sans la reconnaissance officielle des compétences et une identification juridique claire des sages-femmes.