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Tensions Iran-Etats-Unis : Le porte-avions USS Gerald Ford en Crète

L’USS Gerald R. Ford est arrivé sur la base navale de la baie de Souda, sur l’île grecque de Crète, en vue de renforcer le déploiement militaire américain au Moyen-Orient. Washington dispose actuellement de treize navires de guerre au Moyen-Orient, dont un porte-avions, le Abraham Lincoln, et il est rare que deux porte-avions américains se trouvent en même temps dans cette région.


L’USS Gerald R. Ford prend position. Ce porte-avions, le plus grand au monde, a atteint une base navale américaine située sur l’île de Crète, en Grèce, dans le cadre du renforcement des déploiements militaires américains au Moyen-Orient, selon un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur place mardi. Alors que les États-Unis menacent d’initier une offensive contre l’Iran, le navire a été accueilli au sein de la base navale de la baie de Souda, comme l’ont rapporté des médias locaux lundi soir.

Le ministère grec de la Défense, contacté par l’AFP lundi soir, n’a pas souhaité faire de commentaire. L’ambassade des États-Unis à Athènes, également sollicitée par l’AFP mardi matin, n’a pas répondu immédiatement.

Après avoir autorisé des frappes ciblées sur l’Iran en juin dernier, Donald Trump n’écarte pas l’option militaire contre la République islamique, avec laquelle les États-Unis sont en discussions parallèles concernant son programme nucléaire.

Treize navires au Moyen-Orient

Actuellement, Washington dispose de treize navires de guerre au Moyen-Orient, comprenant un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, ainsi que neuf destroyers et trois frégates légères. Il est peu fréquent que deux porte-avions américains, capables de transporter des dizaines d’avions de chasse et soutenus par des milliers de marins, soient présents simultanément dans cette région. La base navale américaine de Souda compte environ 1 000 personnes, incluant des militaires, des employés civils américains, des travailleurs locaux, des contractuels ainsi que des membres de familles.

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis ont repris le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman, suite à une montée des menaces des deux côtés.

Une deuxième session de négociations s’est déroulée mardi dernier près de Genève, en Suisse. Téhéran a affirmé avoir convenu avec Washington d’un « ensemble de principes directeurs » en vue d’un éventuel accord, tandis que le vice-président américain, JD Vance, a précisé que des divergences demeurent concernant les « lignes rouges » américaines.