Belgique

À Nivelles, le carnaval se prépare pour ses 122 ans.

René Castain a reçu la médaille qui récompense ses 50 années de participation au folklore nivellois. Cette année, 750 membres animent la cité des Aclots.


Dans la salle surchauffée de l’hôtel de ville, René Castain, gille au sein de la société de l’Argayon, reçoit la médaille honorant ses 50 années consacrées au folklore nivellois. « Je ne me rends pas compte, mais ça fait du bien », avoue-t-il avec émotion. Ce qui l’incite à enfiler ses sabots depuis 50 ans, c’est le son du tambour. « Et puis, les membres de la société, c’est une deuxième famille. On ne peut pas s’arrêter », ajoute le jubilataire.

> « Je tiens ça de ma famille. Depuis mes deux ans, je suis dans le folklore. »

La famille et les amis au sein de la société constituent également la source de motivation pour Thimotée, douze ans, qui est l’un des plus jeunes du groupe et qui porte le fameux costume depuis cinq ans. « Je tiens ça de ma famille. Depuis mes deux ans, je suis dans le folklore », déclare-t-il avec fierté. Il n’est pas le seul à participer à la continuité du folklore à Nivelles : chaque année, de nouveaux membres, jeunes ou moins jeunes, rejoignent les sociétés, et ils sont 750 cette année à animer la cité des Aclots.

### Tamboureur à 9 ans, porteuse de géant à 14

Transmettre la passion du folklore est connu comme un héritage de génération en génération. Cela se vérifie aussi chez les porteurs de géants nivellois. Sous les structures de l’Argayon, de l’Argayonne et de leur enfant Lolo, on trouve des papas avec trente ans d’expérience de carnaval et leurs filles, qui n’hésitent pas à danser avec plusieurs dizaines de kilos de matériaux sur les épaules. « Non, ce n’est pas trop lourd. Il suffit de bien se positionner et d’être relax », explique Alice, 14 ans. « J’ai vraiment envie de prendre la relève car c’est l’ambiance du carnaval que j’adore. »

La fatigue ne semble pas dissuader Mathis, qui, à seulement neuf ans, accompagne avec aisance les gilles du Broc à l’Aye en jouant du tambour. Cela fait deux ans qu’il est formé à la pratique avec un professeur. « Ça me fait plaisir de jouer avec ma batterie », déclare-t-il. Cette passion l’entraîne dans plusieurs carnavals de la région, car la saison vient à peine de commencer.