France

Municipales 2026 : Le PS ne ferme pas la porte à LFI sous conditions

Le Parti socialiste admettra dans de « rares cas de figure » des rapprochements avec LFI au second tour des élections municipales, à condition que les candidats insoumis clarifient « leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique ». Selon un sondage Ifop diffusé jeudi, la gauche remporterait les municipales à Toulouse si la liste PS-Écologistes fusionne au second tour avec celle de LFI.


Le Parti socialiste envisagera, dans de « rares cas de figure », des alliances avec La France Insoumise (LFI) au second tour des élections municipales, mais seulement si les candidats insoumis clarifient « leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique », a déclaré ce vendredi le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet.

« Comme au premier tour, il n’y aura pas d’accord national avec la France insoumise », a-t-il précisé. Cette déclaration suit la mise en cause de plusieurs proches d’un député LFI dans l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque, survenue le 12 février à Lyon.

Pierre Jouvet a établi les conditions pour une éventuelle collaboration. « Si, dans de rares cas de figure, certains candidats insoumis souhaitent rejoindre les listes d’union de la gauche au second tour, alors ils doivent clarifier leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique », a-t-il affirmé. Il a également mentionné « cette forme d’hooliganisation de la vie publique ». S’ils s’y refusent, « ils ne peuvent pas espérer d’accord avec nous. La responsabilité est chez eux, pas chez nous ».

Alors que LFI refuse de se distancer de son député Raphaël Arnault, dont trois proches ont été arrêtés suite au décès de Quentin Deranque, le PS semble établir un cadre pour certaines villes où des listes d’union de la gauche pourraient avoir besoin des voix LFI au second tour pour triompher, notamment à Toulouse (face à une alliance Modem-Horizons-Renaissance-UDI-LR) ou à Marseille (face au RN).

Concernant les victoires possibles grâce à une union, un sondage Ifop publié jeudi indique que la gauche remporterait les municipales à Toulouse si la liste PS-Écologistes fusionne avec celle de LFI au second tour, tandis que le maire divers droite, Jean-Luc Moudenc, ne conserverait le Capitole qu’en cas de triangulaire.

À Marseille, un sondage publié mercredi montre que le maire de gauche, Benoît Payan, et le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, sont au coude-à-coude (31 % contre 29 %) au premier tour des municipales. Au second tour, une quadrangulaire donnerait au maire sortant un « très léger » avantage avec 34 % des intentions de vote, face à Franck Allisio, qui serait à 32 %. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, serait à 22 % et le candidat insoumis, Sébastien Delogu, à 12 %.