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Droits de douane américains invalidés : Trump dénonce les juges et propose une taxe mondiale de 10 %

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté ce vendredi la demande de l’administration Trump visant à rétablir immédiatement les droits de douane contestés. Donald Trump a affirmé qu’il allait imposer dès vendredi un nouveau droit de douane « mondial » de 10 % suivant la Section 122.


La Cour suprême des États-Unis a rejeté, ce vendredi, la demande de l’administration Trump visant à rétablir immédiatement des droits de douane contestés, représentant un revers juridique significatif pour le président dans sa stratégie commerciale. Lors d’une conférence de presse tenue plus tard dans la journée à la Maison-Blanche, Donald Trump a fermement critiqué les juges qui ont statué contre lui, qualifiant cette décision de « profondément décevante » et affirmant qu’il avait « honte de certains membres de la cour ».

Le président a questionné leur loyauté, les accusant d’être « très antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution ». Frustré par ce revers judiciaire, Donald Trump a également insinué que son statut d’élu aurait dû influencer la décision, tout en assurant qu’il disposait encore d’autres options. « Nous avons des alternatives », a-t-il déclaré, évoquant la possibilité que les États-Unis puissent même collecter « plus d’argent ».

Sur X, le vice-président J.D. Vance a condamné cette décision, affirmant que Donald Trump possède une « large gamme d’autres pouvoirs tarifaires » pour éviter de l’appliquer. « C’est de l’anarchie de la part de la Cour », a-t-il commenté, estimant que cela compliquera la protection des industries américaines.

Un droit de douane mondial de 10 %

Donald Trump a indiqué que la plupart des accords commerciaux récemment négociés demeurent valables. « L’accord avec l’Inde est toujours valable », a-t-il cité en exemple. « Tous les accords » restent en vigueur ; « nous allons juste le faire différemment », a-t-il précisé. Par la suite, il a annoncé qu’il allait imposer, à partir de vendredi, un nouveau droit de douane « mondial » de 10 % en vertu de la Section 122. Cette loi, issue du Trade Act de 1974, permet au président d’imposer temporairement des droits de douane pour corriger un grave déséquilibre financier, comme l’explique le New York Times. Cette législation autorise le président à imposer ces droits pendant 150 jours, après quoi ils doivent être approuvés par le Congrès.

Les marchés financiers ont réagi positivement, tant en Europe qu’aux États-Unis, mais avec un enthousiasme prudent. Les géants du commerce en ligne, tels qu’Amazon et Shopify, figurent parmi les principaux bénéficiaires. Le président a également exprimé son incompréhension face aux limites imposées par la justice, lançant : « Je peux détruire un pays mais je ne peux pas lui imposer un droit de douane d’un dollar », avant d’admettre qu’il avait jusqu’ici tenté de respecter les décisions des tribunaux. « Je voulais être un bon élève », a-t-il déclaré, suggérant qu’il avait volontairement exclu certaines options pour ne pas « effrayer » la cour.