Magali Berdah fait saisir 40 millions d’euros sur Booba.
Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné la saisie conservatoire de 40.588.572 euros visant Booba, dans le cadre du litige qui l’oppose à Magali Berdah. Booba a été mis en examen en octobre 2023 pour harcèlement aggravé et conteste les accusations portées contre lui.
Le conflit judiciaire entre Booba et Magali Berdah prend une nouvelle tournure. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné la saisie conservatoire de 40.588.572 euros à l’encontre de Booba, dans le cadre du litige qui l’oppose à Magali Berdah. Cette somme, jugée « provisoirement », concerne les droits d’auteur du rappeur auprès de la Sacem, d’Universal Music France, de Deezer, ainsi que ses comptes bancaires, ses véhicules et ses biens mobiliers. Cette décision permet d’immobiliser ces fonds en attendant un jugement sur le fond.
Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, accuse le rappeur d’avoir cyberharcelé et menacé des marques partenaires afin qu’elles mettent fin à leurs collaborations, causant un préjudice important à ses sociétés, dont Shauna Events, Sublime Talent et MB Conseil. Son avocat, Me David Smadja, considère que cette décision « marque un tournant » et ouvre « désormais une phase judiciaire destinée à obtenir la réparation intégrale de son préjudice », soulignant que « les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit ».
Les avocats de Booba, Gilles Vercken et Marie Roumiantseva, contestent la procédure. Ils affirment que « notre client n’a pas été informé de l’existence de cette procédure » et ajoutent que « si cette ordonnance existe, c’est qu’elle a été obtenue sur les seuls arguments de Mme Berdah ». Ils annoncent leur intention de la contester et de poursuivre les requérants pour « procédure abusive ».
Mis en examen en octobre 2023 pour harcèlement aggravé, Booba rejette les accusations et assure ne pas avoir eu « intention d’atteindre Magali Berdah dans sa santé ou sa vie », déclarant vouloir « prouver que (Magali Berdah et ses proches) sont des escrocs ». Le conflit entre les deux parties s’étend sur plusieurs années, dans un contexte marqué par de nombreuses procédures judiciaires et des condamnations de tiers pour cyberharcèlement visant la femme d’affaires.

