Belgique

Mort de Quentin Deranque : décryptage des faits minute par minute.

Deux hommes ont été mis en examen pour « homicide volontaire » dans l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a annoncé jeudi le procureur de Lyon Thierry Dran. Vers 19h40, Quentin Deranque est emmené à l’hôpital où il meurt deux jours plus tard, victime d’une commotion cérébrale et d’une fracture temporale.


Deux hommes ont été mis en examen pour « homicide volontaire » dans l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a annoncé jeudi le procureur de Lyon Thierry Dran.

Un troisième, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été mis en examen pour « complicité par instigation » de cet homicide, a ajouté le magistrat.

Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d’instruction dans la soirée en vue de leur mise en examen.

La mort de ce militant nationaliste continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique française, partagée alors que les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir mis le feu aux poudres. Pour tenter de déchiffrer ce qu’il s’est passé il y a une semaine, la RTBF a retracé le fil de cette soirée du 14 février 2026.

### Vers 17h30 : tout commence devant Sciences Po Lyon

Il est 17h30, ce 14 février, lorsque sept femmes du collectif d’extrême droite NEMESIS manifestent avec des banderoles devant Sciences Po Lyon. Elles dénoncent la présence de Rima Hassan, députée européenne de La France Insoumise, à une conférence.

« Rapidement, plusieurs individus intervenaient pour tenter d’arracher la banderole. Puis, ils exerçaient des violences sur au moins deux des jeunes femmes », explique le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran.

Des images diffusées par le collectif d’extrême droite Nemesis montrent les altercations entre les militantes de NEMESIS et leurs opposants.

« Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart », poursuit le procureur du Roi.

### Vers 18 heures, la tension explose

Vers 18 heures, des dizaines d’individus masqués et cagoulés se font face. D’un côté, en noir, les proches du collectif d’extrême droite, dont Quentin Deranque, 23 ans, membre de la mouvance nationaliste révolutionnaire. De l’autre, des militants de l’ultra gauche.

La bagarre se disperse dans les rues adjacentes. Un homme qui a vu la scène raconte : « J’ai entendu crier nazi, facho, antifa… Puis j’ai entendu dispersion et ils se sont tous barrés. » Si la plupart parviennent à s’enfuir, trois personnes n’arrivent pas à se relever.

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deranque, » explique le procureur de la République.

Le militant identitaire est retrouvé conscient par un autre ami revenant sur les lieux.

Cet ami cherchait alors à ramener Quentin Deranque chez lui, mais constatait sur le chemin du retour que l’état de ce dernier se dégradait rapidement. Après près de deux kilomètres de marche, il appelle les secours aux abords du Quai Fulchiron.

### 19h40 : Quentin Deranque est transporté à l’hôpital

Vers 19h40, Quentin Deranque est emmené à l’hôpital. Il y meurt deux jours plus tard, victime d’une commotion cérébrale et d’une fracture temporale.

Sept personnes sont actuellement en détention provisoire. Parmi elles se trouvent des proches du député parlementaire LFI, Raphaël Arnault.