Première réunion du « Conseil de la Paix » de Trump : Gaza, Iran, membres.
Donald Trump a officiellement lancé, jeudi à Washington, son « Conseil de paix », un nouvel organisme destiné à intervenir dans la résolution de conflits, avec en priorité la reconstruction de Gaza. Cette première réunion, organisée à l’Institut Trump pour la paix, s’est tenue dans un contexte de tensions militaires avec l’Iran et de cessez-le-feu fragile dans l’enclave palestinienne.
Donald Trump a officiellement lancé, jeudi à Washington, son « Conseil de paix », une nouvelle instance destinée à s’investir dans la résolution de conflits, notamment la reconstruction de Gaza. Cette première réunion, tenue à l’Institut Trump pour la paix, se déroule dans un contexte de tensions militaires avec l’Iran et d’un cessez-le-feu fragile dans l’enclave palestinienne. 20 Minutes fait le point sur cette première rencontre.
Les membres du « Conseil de la Paix »
Environ 47 pays, ainsi que l’Union européenne, qui était présente en tant qu’observatrice, ont participé aux discussions sur la stabilisation de Gaza. Plusieurs États, principalement du Golfe, ont promis « plus de 7 milliards de dollars » pour la reconstruction, tandis que les États-Unis ont annoncé une contribution additionnelle de 10 milliards de dollars pour financer ce nouveau Conseil, qui a pour mission plus générale de « garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits ».
Donald Trump a affirmé que le Conseil serait un outil global de résolution des conflits, évoquant de manière implicite les Nations unies. Selon lui, l’ONU « a un grand potentiel » mais ne l’a « jamais réalisé », ajoutant que le nouveau Conseil serait chargé de « presque surveiller » l’organisation et de « s’assurer qu’elle fonctionne correctement ». Le président américain s’est également congratulé d’avoir résolu seul huit conflits depuis son retour au pouvoir.
Gaza au centre des échanges
Cette réunion s’est tenue alors que la situation à Gaza demeure instable, malgré plus de quatre mois de cessez-le-feu. Les tirs et frappes continuent quotidiennement, Israël et le Hamas s’accusant mutuellement de violer la trêve. La seconde phase du plan américain prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes, qui contrôlent environ la moitié du territoire, et leur remplacement par une force internationale de stabilisation.
Cette force, sous commandement américain, pourrait comprendre jusqu’à 20.000 soldats. L’Indonésie a annoncé qu’elle fournirait 8.000 militaires et assumera le rôle de commandant adjoint. Cinq pays se sont déjà engagés à participer : l’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. En parallèle, une nouvelle force de police palestinienne est en cours de constitution, avec 2.000 volontaires déjà recensés, tandis que l’Égypte et la Jordanie formeront des policiers.
Les ambitions de Trump pour Gaza
Au cours de la réunion, Donald Trump a souligné les ambitions de ce nouvel organisme. « Nous allons aider Gaza. Nous allons régler ça. Nous en ferons un succès. Nous y apporterons la paix et nous ferons de même dans d’autres endroits chauds qui surgiront », a-t-il déclaré à la fin de la rencontre. Le président américain a aussi menacé l’Iran, affirmant qu’un accord « pertinent » devait être conclu sous peine que « de mauvaises choses » arrivent, donnant à Téhéran un ultimatum de dix jours.
Sur le plan diplomatique, la réunion a rassemblé des dirigeants alliés du président américain ou recherchant son soutien. Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, était aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rappelé la nécessité d’un désarmement du Hamas avant toute reconstruction de Gaza.

