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Habib Beye exprime sa fierté d’avoir (re)signé à l’OM

Habib Beye a été nommé entraîneur de l’Olympique de Marseille, qu’il a connu en tant que joueur entre 2003 et 2007, après avoir été licencié du Stade Rennais. Il a déclaré : « Je ne considère pas que l’équipe soit malade. Mais il y a des dynamiques parfois qui sont un petit peu plus négatives. »

Habib Beye réalise un retour marquant. Il n’est pas commun qu’un entraîneur remercié pour manque de résultats dans son ancien club trouve rapidement une meilleure opportunité. Après son passage au Stade Rennais, il retrouve l’Olympique de Marseille, où il a joué de 2003 à 2007. Beye n’a pas tardé à tenir sa première conférence de presse en tant que coach de l’OM avant le match contre Brest.

« Je ressens une grande fierté. Je suis très, très heureux d’être ici, parce que vous savez l’attachement que j’ai pour ce club, » a-t-il déclaré. « Mais je me suis interdit d’être trop dans ces émotions. J’ai simplement appelé ma maman après avoir signé mon contrat hier, mais je dois me focaliser sur le travail. »

Un stage en Espagne pour « apprendre à se connaître »

En signant son contrat, Beye a mis fin à une période très tumultueuse à l’OM, marquée par une élimination de la Ligue des champions, une défaite face au Paris SG, le départ de l’entraîneur Roberto De Zerbi, la mise à l’écart du président Pablo Longoria, ainsi que la démission puis le retour de Mehdi Benatia.

« Je pense que lorsque vous arrivez dans un club et que vous n’avez que 24 heures pour travailler, il faut savoir aussi voir ce qui a été mis en place et ne pas tout changer d’un seul coup, » a expliqué Beye.

« Mon impact est forcément un peu limité par le temps. On aura plus de temps en Espagne pour apprendre à se connaître et poser les choses que l’on veut poser, » a-t-il ajouté. Le groupe marseillais est prévu de partir en stage à Marbella entre le match contre Brest et la réception de Lyon le 1er mars.

« Laisser le feu brûler »

Avec un retard de cinq points sur l’OL, Beye est conscient du peu de temps dont il dispose pour redresser sa nouvelle équipe. « Je ne considère pas que l’équipe soit malade. Mais il y a des dynamiques parfois qui sont un petit peu plus négatives. »

Pour tenter de changer la situation, il a donné un mot d’ordre. « J’ai dit aux joueurs que l’un des éléments fondamentaux, c’était la notion de plaisir. Si tu n’as pas de plaisir à être à l’OM, à jouer au Vélodrome, malheureusement, il va manquer quelque chose. Je le redis, le passé c’est le passé, mais mes quatre années passées ici ont été quatre années de plaisir immense. »

Face à la crise actuelle de l’OM, Beye a évoqué le souvenir de Pape Diouf, ancien président du club. « C’était mon père spirituel et il me disait que quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, parce qu’il va s’éteindre tout seul. On peut essayer d’apaiser le contexte, mais ça restera volcanique. On ne peut pas changer ce qu’est l’OM. »