Guerre en Ukraine : Kiev ne participera pas aux Jeux après l’échec des négociations de paix
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que les positions ukrainiennes et russes « diffèrent » toujours sur des points clés, notamment concernant les territoires et la centrale nucléaire de Zaporijjia. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a décrété mercredi l’état d’urgence en matière d’approvisionnement en pétrole en raison de l’interruption des livraisons russes via l’oléoduc Droujba.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les points clés de ce mercredi 18 février, au 1.455e jour du conflit.
Le fait du jour
La paix n’est pas encore en vue. Après deux jours de négociations fortement attendues à Genève, les positions de l’Ukraine et de la Russie « diffèrent » toujours sur des sujets essentiels, a déploré mercredi le président Volodymyr Zelensky. « On peut constater qu’un certain travail préparatoire a été réalisé, mais à ce stade, les positions diffèrent » sur les questions « sensibles » relatives aux territoires et à la centrale nucléaire de Zaporijjia, actuellement sous contrôle russe, a expliqué Volodymyr Zelensky.
Au sujet du volet militaire, le président ukrainien a indiqué que les deux parties avaient convenu de la « quasi-totalité des points » concernant la mise en œuvre et la supervision d’un éventuel cessez-le-feu. « Cette supervision se fera certainement avec la participation des Américains. J’y vois un signe positif », a affirmé Volodymyr Zelensky. Cependant, il a également souligné qu’une telle trêve nécessitait en amont une « volonté politique » commune, qui, pour l’instant, semble encore éloignée.
Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a pour sa part jugé que les négociations étaient « difficiles mais professionnelles ».
Les discussions sont notamment bloquées sur le sort du Donbass, le vaste bassin industriel de l’est de l’Ukraine : Moscou exige que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent dans la région de Donetsk, ce que Kiev refuse.
La déclaration du jour
« Nous ne serons pas présents à la cérémonie d’ouverture. Nous ne participerons à aucun des événements officiels »
Ces mots proviennent du ministre ukrainien des Sports, Matviï Bidny. Ce dernier a annoncé mercredi que les responsables ukrainiens boycotteraient les événements officiels des Jeux paralympiques 2026 de Milan-Cortina en mars pour protester contre l’autorisation accordée aux athlètes russes et biélorusses de concourir sous leurs drapeaux nationaux.
La décision du Comité international paralympique (CIP) de permettre à six sportifs russes et quatre biélorusses de participer aux Jeux paralympiques 2026 (6-15 mars) met fin à l’exclusion de ces deux pays, sanctionnés après l’invasion massive de l’Ukraine par Moscou en février 2022, avec le soutien du régime biélorusse.
Le chiffre du jour
Environ 100.000. C’est le nombre de personnes qui étaient encore privées d’électricité ce mercredi matin dans la grande ville d’Odessa, au sud de l’Ukraine, après de lourdes frappes russes survenues dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités locales.
La Russie a de nouveau bombardé la région dans la nuit de mardi à mercredi, utilisant un missile balistique et réalisant 126 attaques de drones.
Pour faire pression sur Kiev durant les négociations, la Russie a intensifié depuis des semaines les frappes destructrices sur les infrastructures ukrainiennes.
La tendance
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré mercredi l’état d’urgence en matière d’approvisionnement en pétrole en raison de l’interruption des livraisons russes par l’oléoduc Droujba. La Slovaquie a ainsi décidé de libérer 250.000 tonnes de ses réserves d’urgence, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse.
Les autorités ukrainiennes ont précisé que l’oléoduc Droujba, qui traverse leur territoire pour fournir du pétrole à la Slovaquie et à la Hongrie, avait été endommagé par des frappes russes fin janvier à Brody. Cependant, Robert Fico, citant des rapports des services secrets slovaques, a affirmé mercredi que les réparations étaient terminées, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas relancer les livraisons pour exercer un « chantage » sur la Hongrie, qui s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
En réponse, Robert Fico a menacé de mettre fin à la coopération en matière de fourniture d’électricité à l’Ukraine lorsque l’électricité y sera coupée en raison des frappes russes.

