Au Pérou, le Parlement ne destitue pas le président par intérim José Jéri.
Le septième chef d’Etat en dix ans a été destitué par 75 voix pour, 24 contre et trois abstentions. José Jeri est le troisième président consécutif à être destitué.
Le septième président en dix ans a été destitué avec 75 votes favorables, 24 contre et trois abstentions. Il était à la tête du Parlement jusqu’en octobre dernier, avant de succéder à Dina Boluarte. José Jeri devient ainsi le troisième président consécutif à être destitué.
L’assemblée élira un nouveau président du Parlement mercredi, qui exercera automatiquement la présidence intérimaire du pays jusqu’au 28 juillet, date à laquelle le président élu en avril prendra ses fonctions.
Le président et ses partisans ont soutenu qu’il devait faire l’objet d’une procédure de destitution et non d’une censure, néanmoins, José Jeri a affirmé qu’il respecterait le résultat du vote de censure.
Bien que Fernando Rospigliosi, l’actuel président du Congrès qui assure l’intérim, soit le prochain dans l’ordre de succession, il a déclaré qu’il ne prendrait pas la présidence. Les congressistes devront donc élire un nouveau président du Congrès, qui assumera la présidence si José Jeri devait être destitué.
Cette situation rappelle l’accession de Francisco Sagasti à la présidence en 2020, suite à son choix par le Congrès dans un contexte de crise politique aiguë et de manifestations, après les cinq jours de présidence de l’ancien président Manuel Merino.
Malgré ses crises politiques, le Pérou se distingue comme l’une des économies les plus stables d’Amérique du Sud.

