Guerre en Ukraine : Négociations de paix avec la Russie malgré bombardements massifs
Les négociateurs russes, ukrainiens et américains ont entamé une nouvelle session de pourparlers à Genève (Suisse) ce mardi 17 février, au 1.454e jour du conflit. Volodymyr Zelensky a déclaré que le gouvernement ukrainien a récupéré 2.000 enfants ukrainiens depuis le début de la guerre, mais des « milliers » d’autres restent captifs en Russie et dans les territoires occupés.

Vous avez manqué les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes résume pour vous chaque soir. Voici les points clés de ce mardi 17 février, au 1.454e jour du conflit.
Le fait du jour
Un nouvel espoir de paix ? Les négociateurs russes, ukrainiens et américains ont débuté une nouvelle session de pourparlers pour une paix ce mardi à Genève (Suisse). La réunion, qui s’est tenue à huis clos pendant environ six heures, a été suspendue vers 19 heures et devrait reprendre mercredi. « Les questions sécuritaires et humanitaires sont à l’ordre du jour », a indiqué un des négociateurs ukrainiens, qui a précisé qu’ils travaillaient de « manière constructive » et « sans attentes excessives ». Les échanges ont été « très tendus », a déclaré à l’issue un proche de la délégation russe.
Des représentants de quatre pays européens, à savoir l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, étaient également présents à Genève. Pour la France, il s’agissait des « membres de la cellule diplomatique de l’Elysée », selon une source proche.
Dans ce contexte de dialogue, la Russie a tout de même intensifié ses bombardements la nuit dernière avec l’utilisation d’environ une centaine de drones et de plusieurs dizaines de missiles. Ces frappes ont fait au moins trois morts : trois employés d’une centrale thermique à Sloviansk, dans l’est de l’Ukraine. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a accusé la Russie de « mépriser les efforts de paix ».
La déclaration du jour
« Nous pourrions unir nos efforts pour soutenir la mise en place d’un moratoire immédiat et durable sur les frappes contre les civils, les infrastructures civiles. »
Ces propos émanent d’Emmanuel Macron. Le président français a exhorté ce mardi l’Inde à soutenir l’idée d’une suspension des frappes militaires qui visent les populations et les infrastructures civiles dans le cadre de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre Narendra Modi. Ce, alors que des bombardements russes massifs ont à nouveau touché plusieurs régions d’Ukraine.
Le chiffre du jour
2000. C’est le nombre d’enfants ukrainiens que le gouvernement de Volodymyr Zelensky a pu récupérer depuis le début de la guerre, selon le président ukrainien. Cependant, « des milliers » d’autres restent captifs en Russie et dans les territoires occupés. « Nous avons aujourd’hui un résultat significatif : 2.000 enfants ukrainiens qui étaient sous le contrôle de la Russie ont été ramenés à la maison », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message sur les réseaux. « Le chemin qui reste à faire est long et difficile. Des milliers d’enfants ukrainiens sont toujours captifs en Russie et sont chaque jour victimes de ses crimes », a-t-il ajouté.
La Russie a été accusée par l’Ukraine d’avoir transféré vers son territoire environ 20.000 enfants ukrainiens depuis le début de son invasion massive en 2022.
La Cour pénale internationale (CPI) a émis en 2023 un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et sa déléguée aux « droits de l’enfant » pour le crime de guerre présumé de « déportation illégale » d’enfants ukrainiens.
La tendance
Six athlètes russes et quatre biélorusses seront autorisés à participer sous leurs propres drapeaux aux Jeux paralympiques 2026 de Milan-Cortina, a annoncé mardi le Comité international paralympique, une décision marquant le retour de ces deux nations, bannies après l’invasion de l’Ukraine.
« Le CNP [comité national paralympique] russe a obtenu un total de six places. […] Le CNP bélarusse a reçu quatre places », a précisé le CIP. Un représentant, Craig Spence, a ajouté que ces athlètes seraient considérés comme ceux de « n’importe quel autre pays ». Ils pourront ainsi défiler avec leurs drapeaux, porter les couleurs de leur pays et écouter leur hymne le cas échéant.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Cette décision résulte d’une délibération des membres du CIP en septembre leur permettant de concourir avec hymne et drapeau, suivie d’une décision du Tribunal arbitral du sport qui a validé cette décision malgré l’opposition de la Fédération internationale de ski (FIS).
Cette décision pave la voie à une réintégration plus large de la Russie et de la Biélorussie dans le sport mondial à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles.

