Etats-Unis : Le « culte du climat » fragilise l’économie européenne, Washington ne critique pas l’UE.
Chris Wright, secrétaire américain à l’Energie, a critiqué mardi les politiques climatiques européennes, affirmant que l’Europe « produit aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a 17 ans ». Il a également noté que ces choix ont « simplement délocalisé les emplois vers l’Asie » et « réduit les opportunités économiques pour les Européens ».

Une nouvelle attaque à l’encontre de l’Europe ! Chris Wright, le secrétaire américain à l’Énergie, a sévèrement critiqué, mardi, les politiques climatiques européennes, les jugeant responsables de la fragilisation de l’économie et de la hausse des prix de l’énergie. Il a déclaré que « l’expérience menée ces 17 dernières années, que l’on peut à juste titre qualifier de culte du climat, n’a fait qu’augmenter le prix de l’énergie », ajoutant que l’Europe « produit aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a 17 ans ».
Il a soutenu que ces décisions avaient des conséquences directes sur l’emploi et l’économie. Les politiques climatiques auraient, d’après lui, « simplement délocalisé les emplois vers l’Asie », tout en « réduisant les opportunités économiques pour les Européens » et en rendant « l’Europe très dépendante de la Russie ». Ces critiques interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et leurs partenaires européens concernant les priorités énergétiques.
La fin des engagements climatiques des États-Unis
Ces déclarations surviennent alors que les États-Unis ont connu un net recul de leurs engagements climatiques depuis le retour de Donald Trump. Celui-ci a notamment annoncé l’abrogation d’un texte adopté sous Barack Obama en 2009 et s’est retiré d’un accord climatique majeur, après avoir déjà quitté l’Accord de Paris. Chris Wright a également minimisé la gravité du phénomène, affirmant que « l’impact réel (du changement climatique) est que le monde est un peu plus chaud, un peu plus vert, un peu plus humide ».
Sur le plan diplomatique, Chris Wright a souligné la solidité de la relation transatlantique, malgré les tensions notamment liées au Groenland. « Les États-Unis sont un allié solide de l’Union européenne », a-t-il déclaré, évoquant une « fermeté affectueuse » destinée à encourager l’Europe à renforcer son économie, son armée et son système énergétique. Il a également assuré qu’« il n’y a jamais eu aucune possibilité que les États-Unis envahissent le Groenland ».
Pétrole vénézuélien et énergie
Le secrétaire américain à l’Énergie a aussi abordé la stratégie pétrolière des États-Unis au Venezuela, affirmant que « l’objectif est d’augmenter considérablement la production pétrolière ». Selon lui, cette production a déjà permis de générer un milliard de dollars, précisant que « tout l’argent retourne à Caracas » et que « toutes les filières de corruption qui siphonnaient le pétrole vénézuélien sont également en train d’être étouffées ».
Enfin, présent à Paris pour une conférence ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Chris Wright a critiqué l’orientation de l’institution. « De premiers pas ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire », a-t-il estimé, regrettant qu’« une grande partie du travail de l’AIE est axée sur le changement climatique et le + truc + net zéro de l’Accord de Paris », confirmant ainsi la volonté américaine de revoir les priorités énergétiques internationales.

