Ramadan : une application pour estimer les coûts et limiter le gaspillage alimentaire
L’Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC) lancera, dès la première semaine du Ramadan, sa nouvelle application baptisée « OTIC Tunisie- Mon Couffin » (Koffti) pour fluidifier les échanges entre consommateurs et services de contrôle sanitaire et économique. Selon le président de l’OTIC, le gaspillage en Tunisie commence « à la ferme » et s’achève « dans l’assiette », avec des pertes de production atteignant entre 10 et 12 % des récoltes.
L’Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC) lancera, dès la première semaine du Ramadan, une nouvelle application nommée « OTIC Tunisie- Mon Couffin » (Koffti). Celle-ci a pour but de faciliter les interactions entre les consommateurs et les services de contrôle sanitaire et économique, comme l’a annoncé son président, Lotfi Riahi.
Dans une interview avec l’Agence TAP, Riahi a précisé que cette application a pour objectif de résoudre le problème de la « dispersion des plaintes », en orientant automatiquement les réclamations des citoyens vers les autorités compétentes, qu’il s’agisse du ministère du Commerce ou de l’Instance Nationale de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (INSSPA).
L’application effectuera un tri automatique des signalements. Par exemple, une plainte relative à la vente d’une « viande avariée et trop chère » sera transmise simultanément à l’INSSPA, responsable du contrôle de la qualité, au ministère du Commerce, qui s’occupe du contrôle des prix, ainsi qu’à la direction régionale concernée, afin de garantir une intervention rapide.
En plus de la gestion des réclamations, « Mon Couffin » propose un service social innovant qui permet de calculer le coût approximatif d’un ensemble de plats, selon les prix actualisés quotidiennement (viande, légumes, volaille) et le nombre de membres de la famille.
L’objectif est d’assister les ménages dans la gestion de leur budget, en particulier durant le mois de Ramadan, et de réduire le gaspillage alimentaire. Selon le président de l’OTIC, le gaspillage en Tunisie débute « à la ferme » et se termine « dans l’assiette ».
Les pertes de production seraient comprises entre 10 et 12 % des récoltes, en raison de problèmes de stockage inadapté, tandis que le gaspillage des produits achetés pour la consommation domestique pourrait varier de 15 à 20 %. Riahi associe ce phénomène à la culture de « grandes quantités » dans la cuisine tunisienne, indépendamment de la taille des familles, ainsi qu’à une méconnaissance du coût réel des matières premières qui sont gaspillées.
Il a incité les citoyens à adopter des comportements de consommation plus responsables, en privilégiant la diversité et des quantités adaptées aux besoins réels.
Le président a également averti contre l’achat de fromages et de produits périssables chez des vendeurs inconnus, en recommandant de vérifier systématiquement la composition et les dates de péremption des produits.

