Connectivité mobile : la Tunisie entre dans le top 3 en Afrique
La Tunisie affiche un débit de 57,30 Mbps selon le dernier indice Speedtest Global d’Ookla, se plaçant ainsi devant l’Algérie (50,65 Mbps) et le Kenya (45,37 Mbps). En revanche, pour le haut débit fixe, la Tunisie est au 145e rang mondial avec un débit de 18,88 Mbps en téléchargement et une latence de 20 ms.
Troisième nation africaine la plus rapide en matière d’internet mobile, la Tunisie affiche un débit de 57,30 Mbps selon le dernier indice Speedtest Global d’Ookla, référence mondiale en mesure des performances réseau.
Ce résultat place le pays devant l’Algérie (50,65 Mbps) et le Kenya (45,37 Mbps), confirmant ainsi sa montée en puissance numérique sur le continent. Bien que la performance mobile tunisienne soit indéniable, elle contraste avec les indicateurs du réseau fixe : 18,88 Mbps en téléchargement, 7,32 Mbps en envoi et une latence de 20 ms.
Ces chiffres positionnent la Tunisie au 145e rang mondial pour le haut débit fixe, loin devant ses voisins immédiats. L’Algérie, par exemple, enregistre 53,62 Mbps en réception fixe pour une latence de seulement 7 ms, se classant 109e mondial.
Le Maroc, leader continental avec 123,87 Mbps sur mobile et 39e au rang mondial, affiche quant à lui 56,27 Mbps en fixe avec 9 ms de latence, en partie grâce au lancement de sa 5G en novembre 2025.
Ce décalage entre l’excellence mobile et la modestie du fixe représente le principal défi structurel que la Tunisie devra relever pour consolider sa position dans les classements à venir.
Dans ce contexte, la Tunisie s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation numérique à l’échelle africaine. Les cinq pays du classement, à savoir le Maroc, l’Afrique du Sud (65,70 Mbps, 64e mondiale), la Tunisie, l’Algérie et le Kenya, illustrent la diversité des trajectoires du continent.
L’Afrique du Sud, deuxième du classement, tire sa force d’un réseau fixe performant (48,34 Mbps, 39,15 Mbps en envoi, 7 ms de latence), particulièrement adapté aux usages professionnels.
Le Kenya, dernier du top 5 avec 45,37 Mbps, compense ses indicateurs fixes modestes (15,70 Mbps en téléchargement, 149e mondial) par un écosystème de paiement mobile parmi les plus avancés au monde.
La progression de ces cinq nations s’explique par l’expansion des réseaux mobiles, le déploiement de la fibre optique et l’émergence de pôles technologiques qui reconfigurent les usages dans des domaines tels que le travail, l’éducation ou les services financiers.
Néanmoins, Ookla souligne que les pics de performance enregistrés à la fin de 2025 pourraient se stabiliser en 2026, l’effet d’adoption de la 5G ayant largement contribué aux scores exceptionnels de cette période. Par ailleurs, les disparités entre les pays bien connectés et ceux souffrant encore d’un manque d’infrastructures persistent dans le paysage continental.

