Phénomène de jet de pierres chez les adolescents : échec parental et scolaire.
Des élèves s’adonnent à des jets de pierre à l’intérieur de l’enceinte de l’école, illustrés par des photos et vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux durant ces trois derniers jours. Le responsable a confirmé que les plus jeunes pratiquent des actes illégaux, à l’instar de la consommation de stupéfiants, des paris et des actes de vandalisme, notamment le jet de pierres sur les personnes et les moyens de transports publics et privés.

Des élèves se livrent à des jets de pierres au sein même des établissements scolaires. C’est ce que montrent des photos et vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux au cours des trois derniers jours. Ces images choquantes ont provoqué l’indignation des Tunisiens, qui réclament l’arrêt de ces actes à la fois impolis et agressifs.
Cependant, bien que les vidéos en question proviennent des lycées d’Ezzahrouni et de La Mannouba, ce phénomène semble être beaucoup plus répandu. Un observateur non averti pourrait penser que ces événements filmés et diffusés sont isolés et conjoncturels. Cela est faux ! Le phénomène des jets de pierres, qui semble devenir un trait commun parmi de nombreux adolescents, n’est qu’un des multiples actes agressifs dont ces jeunes sont accusés.
Destruction, vandalisme, agressivité verbale et jets de pierres s’inscrivent dans le cadre d’un phénomène préoccupant qui semble croître et s’étendre dans notre société. C’est du moins ce que l’on peut déduire de l’intervention du directeur central de la direction générale de la sécurité nationale.
Invité ce mardi 17 février sur le plateau de la radio nationale, le responsable a confirmé que les plus jeunes s’engagent dans des actes illégaux tels que la consommation de stupéfiants, les paris et le vandalisme, en plus des jets de pierres visant tant les individus que les transports publics et privés. « Le phénomène des jets de pierres a connu une augmentation notable au cours des quatre dernières années.
Les enquêtes ont démontré que ce phénomène est lié à l’addiction aux jeux électroniques, où les joueurs sont incités à frapper. Lorsque ces jeunes quittent la plateforme de jeu, ils demeurent sous l’effet de l’esprit combatif imposé par le jeu et continuent ainsi d’agir comme dans le jeu. Cependant, ils le font dans la réalité, en ciblant des innocents et des biens publics. Les bus, les métros et les trains sont souvent attaqués par ces joueurs », a-t-il expliqué.
Entre l’enclume et le marteau
Le responsable de la sécurité a également exprimé son inquiétude face à la généralisation de ce phénomène. Il a révélé que les agents de sécurité ont le devoir de protéger les biens publics et les moyens de transport, ce qui les oblige souvent à intervenir et à arrêter ces mineurs. « L’arrestation d’un mineur n’est jamais sans conséquences pour lui !
Cela le marquera et aura inévitablement des répercussions sur sa santé psychologique. Toutefois, en procédant à ces arrestations, les agents le font non pas de gaieté de cœur, mais par obligation ! La poursuite judiciaire intervient surtout si l’acte commis a causé des dommages matériels, que ce soit envers des personnes ou des biens.
En outre, la réintégration de ces jeunes est coûteuse pour la famille, l’école, la société et l’État dans son ensemble », a-t-il ajouté. Il a souligné que « souvent, ce sont les parents et les tuteurs légaux qui font face à des poursuites pour négligence.
Un enfant de 13 ou 14 ans qui commet un acte violent n’est jamais le seul responsable ! Son éducation incombe à ses parents. Et si des manquements sont détectés chez le mineur, il est évident que ses parents en portent une grande part de responsabilité ».
Une responsabilité parentale !
Le responsable a, dans ce sens, souligné l’importance du rôle des parents. Il a exhorté les tuteurs à ne pas se montrer démissionnaires et à être beaucoup plus impliqués et attentifs au comportement de leurs enfants. « Le parent doit toujours vérifier qui sont les personnes avec qui son enfant traîne.
Il doit savoir où et avec qui il se trouve à chaque instant de sa journée, ainsi que ce qu’il fait, surtout à des heures tardives ! Il est inconcevable qu’un parent permette à un jeune enfant de rester dehors jusqu’à des heures tardives sans savoir où il est, avec qui et ce qu’il fait !
Le parent doit être informé des raisons pour lesquelles son enfant demande de l’argent, tout comme il doit savoir d’où provient l’argent que l’enfant a en sa possession et qu’il ne lui a pas demandé. Le parent doit aussi veiller à inscrire son enfant dans des activités bénéfiques et s’assurer qu’il soit dans des lieux de loisirs sûrs et contrôlés.
Les parents doivent soutenir et encadrer leur progéniture. Ils ne doivent pas laisser se creuser un fossé entre eux et leurs enfants et doivent s’efforcer de se rapprocher d’eux et de les écouter pour surmonter la période délicate et critique de l’adolescence. C’est également le rôle des institutions d’éducation. L’enfant y passe la majeure partie de son temps et l’école doit assumer pleinement son rôle éducatif et ne plus se contenter d’enseigner », a-t-il conclu.

