Belgique

Panne de gaz à Mons : Ores rétablit l’alimentation pour 3600 clients.

Actuellement, plusieurs milliers d’habitants de Mons étaient encore privés de gaz ce lundi matin, après une panne majeure survenue la semaine dernière, affectant au total 12.000 foyers. À 17h00, plus de 3600 compteurs ont pu être rouverts, tandis qu’aucune date de retour à la normale n’est prévue, selon Annabel Vanbéver, la porte-parole d’Ores.


Actuellement, les équipes d’Ores sont mobilisées dans le centre de Mons pour mener des opérations similaires à celles réalisées à Cuesmes et Nimy durant le week-end. Selon Annabel Vanbéver, porte-parole d’Ores, « Ils font du porte-à-porte chez les clients pour ouvrir les compteurs et faire en sorte que le gaz revienne dans les maisons et les commerces. La première étape avait été la fermeture de tous les compteurs. La deuxième étape, qui a pris du temps ce lundi, est la remise sous gaz du réseau. Il faut qu’il y ait 100% de gaz dans nos conduites. Nous y arrivons progressivement avec des tests qui doivent être effectués de manière récurrente et intermédiaire. C’est seulement une fois que nous avons la certitude et après toutes les vérifications que nous pouvons lancer l’opération de réouverture des compteurs. L’objectif principal est que tout se passe dans les conditions maximales de sécurité. »

Ce lundi matin, plusieurs milliers d’habitants de Mons restaient privés de gaz après une panne majeure survenue la semaine dernière à la suite d’un incident technique dans une cabine. Au total, 12 000 foyers ont été touchés par cette interruption. Malgré le travail incessant des équipes d’Ores depuis quatre jours, seule une partie des ménages a retrouvé l’alimentation. À 17h00, plus de 3 600 compteurs avaient pu être rouverts, selon Ores en fin d’après-midi.

Pourquoi un rétablissement si long ? La remise en service du réseau de gaz nécessite un respect strict d’un protocole de sécurité. Il a d’abord été indispensable de fermer les 12 000 compteurs concernés pour permettre la « remise sous gaz » du réseau. Cette opération technique, qui a duré plusieurs jours, a permis de relancer le fonctionnement général. Toutefois, les habitants n’ont pas retrouvé automatiquement l’accès au gaz. La dernière étape, la plus longue, se déroule à nouveau en porte-à-porte. « Les techniciens doivent se rendre dans chaque habitation pour rouvrir les compteurs individuellement et en toute sécurité », explique Annabel Vanbéver. Chaque intervention peut prendre plusieurs dizaines de minutes.

Tous les quartiers ne connaissent pas la même vitesse de retour à la normale. Alors que tout est en ordre à Cuesmes depuis hier matin, les habitants de Nimy reçoivent maintenant la visite des quelque 150 techniciens s’occupant de la mise à niveau du réseau. Les habitants du centre-ville suivront en fin de matinée.

Avec les températures basses de ces derniers jours, de nombreux ménages ont dû trouver des solutions alternatives pour se chauffer, cuisiner ou se laver. Une habitante d’un home témoigne : « On fait chauffer de l’eau dans les cafetières électriques, on la met dans l’évier et puis on se lave : à la guerre comme à la guerre ! ». Un autre résident ajoute : « Cette nuit, j’ai eu froid, mais on rajoute des épaisseurs. »

« Nous ne voulons pas donner de faux espoirs aux habitants », souligne Annabel Vanbéver, la porte-parole d’Ores, en précisant qu’aucune date de retour à la normale ne peut être fixée, cela dépendra de l’évolution des opérations porte-à-porte, qui sont très chronophages.

La ville de Mons a mis en place des solutions temporaires, comme l’a expliqué son bourgmestre, Nicolas Martin. « Notre centre d’accueil à Mons Expo est fonctionnel, tout le monde peut s’y rendre jour et nuit. Les Montois peuvent aussi se faire livrer des chauffages portables lorsque la situation est trop problématique à la maison. » Des douches sont également accessibles à la piscine de Cuesmes et à la salle d’escalade Face Nord.

En outre, une forte demande en électricité a provoqué une surchauffe hier en fin d’après-midi, entraînant un incendie dans une cabine électrique et privant environ 300 foyers supplémentaires de courant.