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Iceberg : la majorité de sa masse ne dépasse pas l’eau

Les icebergs se forment à partir des blocs de glace qui se détachent des glaciers polaires, un phénomène appelé le vêlage des glaciers. Environ 90 % de leur volume demeure immergé sous la surface de l’eau, tandis que la partie visible correspond à la pointe de l’iceberg.


Les icebergs se forment lorsque des blocs de glace se détachent des glaciers polaires à leur front marin, un phénomène appelé vêlage des glaciers. Ces icebergs dérivent par la suite dans la mer, où, en restant dans des eaux froides, ils peuvent parcourir jusqu’à 3 000 kilomètres et survivre pendant un à trois ans.

Bien qu’ils soient impressionnants, les icebergs ne montrent qu’une petite partie de leur volume réel : près de 90 % de leur masse est immergée sous la surface. La partie visible représente la pointe de l’iceberg.

La poussée d’Archimède joue un rôle central dans le phénomène des icebergs. Par exemple, si la partie émergée mesure 10 mètres de haut, l’iceberg dans son ensemble fait en réalité 100 mètres. Cette proportion est courante pour la majorité des icebergs et s’explique par un équilibre spécifique entre le poids de l’iceberg et la force exercée par l’eau environnante, conformément au principe de la poussée d’Archimède.

Selon ce principe, tout corps immergé dans un fluide subit une force verticale ascendante égale au poids du volume de fluide déplacé. En d’autres termes, l’eau applique une force de flottabilité sur l’iceberg qui s’oppose à son poids.

Lorsque l’iceberg est en équilibre, son poids est parfaitement compensé par cette force de flottabilité. Ainsi, une partie suffisante de son volume doit être immergée pour déplacer un volume d’eau ayant un poids équivalent.

La proportion immergée d’un iceberg dépend des densités respectives de la glace et de l’eau de mer. La glace flotte parce qu’elle est légèrement moins dense que l’eau salée. Cependant, étant donné que leurs densités sont relativement proches, une grande partie du volume de l’iceberg doit être immergée pour que la poussée d’Archimède équilibre exactement son poids.

La partie immergée n’est donc pas mystérieuse, mais résulte des lois physiques. La poussée d’Archimède et la différence de densité entre la glace et l’eau de mer expliquent pourquoi seulement une petite portion d’un iceberg est visible au-dessus de l’eau.