France

Affaire des emplois fictifs : François Fillon renonce à son pourvoi.

L’ex-Premier ministre François Fillon s’est désisté de son pourvoi dans le dossier des emplois fictifs de son épouse Penelope, rendant sa peine définitive. La décision de la cour d’appel de Paris, intervenue plus de huit ans après l’explosion du « Penelopegate », permet à François Fillon d’échapper au bracelet électronique.


L’affaire ne sera pas portée devant la Cour de cassation et se termine donc ici. L’ancien Premier ministre François Fillon a renoncé à son pourvoi dans le dossier des emplois fictifs de son épouse Pénélope, rendant ainsi sa peine définitive, selon une source judiciaire, en confirmation d’une information du journal *Ouest-France*.

L’ancien occupant de Matignon avait formé un recours contre la décision du 17 juin 2025 de la cour d’appel de Paris qui l’avait condamné, à l’issue d’un troisième procès, à quatre ans de prison avec sursis, 375.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Cependant, il s’est désisté de son pourvoi, tout comme son épouse, une situation actée par la Cour de cassation le 9 janvier.

La décision de la cour d’appel de Paris, intervenue plus de huit ans après la révélation du « Penelopegate » en pleine campagne présidentielle, où il était le candidat de la droite et du centre, a permis à François Fillon d’éviter le port d’un bracelet électronique. En effet, il avait précédemment été condamné à une peine plus sévère, le 9 mai 2022 : des magistrats de la même cour d’appel avaient alors prononcé quatre ans de prison, dont un an ferme, assortis de la même amende, mais avec dix ans d’inéligibilité.

La Cour de cassation avait ensuite, en 2024, annulé partiellement cette décision et ordonné un nouveau procès pour François Fillon, mais uniquement sur le montant de sa peine, sa culpabilité, notamment pour détournement de fonds publics, demeurant définitive. Pénélope Fillon, quant à elle, n’était concernée par ce troisième procès que pour une partie des dommages et intérêts auxquels le couple avait été condamné (sa peine de deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende est définitive depuis 2024). Son pourvoi ne portait donc que sur la question des dommages et intérêts.