Antoine Dupont et le Stade Toulousain démentent les accusations de contrats d’image.
Antoine Dupont et le club rouge et noir nient tout « pacte secret et occulte entre le club et des sponsors » concernant des salaires déguisés. Une enquête du quotidien sportif L’Equipe a révélé des contrats entre 3S-Alyzia et Antoine Dupont, s’élevant à 1,5 million d’euros depuis 2017, ainsi qu’à Anthony Jelonch pour 170.000 euros.
Les conseils d’Antoine Dupont et du club toulousain démentent toute existence d’un « pacte secret et occulte entre le club et des sponsors », notamment entre le joueur et la société 3S-Alyzia, visant à dissimuler des salaires qui auraient dû être payés par le club.
La semaine dernière, une enquête publiée par le quotidien sportif L’Equipe a mis en lumière des contrats signés entre 3S-Alyzia, une société de services aéroportuaires, et Antoine Dupont ainsi qu’Anthony Jelonch, autre international du Stade toulousain, alors que cette entreprise est partenaire du club.
### Des accusations « délirantes » selon les avocats
D’après cette enquête, il est indiqué que les deux joueurs n’auraient pas effectué de travail tangible au sein de la société justifiant les montants perçus : 1,5 million d’euros pour Dupont depuis 2017, et 170.000 euros pour Jelonch. Cela aurait pu justifier une enquête pour travail dissimulé. « C’est délirant, vous imaginez la gravité de l’accusation », affirment les avocats, qui mettent en avant les interventions de représentation réalisées par Dupont lors d’événements internes de l’entreprise.
« Même dans l’hypothèse où il reste (seulement) pendant cinq heures, en quoi est-ce critiquable, pour un garçon comme Antoine Dupont, qui est aujourd’hui l’équivalent des plus grandes stars mondiales, qu’il perçoive 200.000 euros pour que la société le présente et qu’il échange avec ses partenaires ? », interroge son avocat Jean Iglesis auprès de Midi Olympique.
### Didier Lacroix « peut être désireux de rendre service à des joueurs »
Un autre aspect de l’enquête concerne les potentielles infractions aux règles du salary cap, ce plafond salarial en vigueur dans le rugby français, que Toulouse a déjà enfreint à deux reprises au cours des dernières saisons.
« Il n’y a aucune raison que ces sommes soient comptabilisées dans le salary cap. Certes, le règlement l’impose. Mais il est à la fois incohérent et illégal sur ce point », affirme Me Bruno Cavalié, avocat du club, tout en reconnaissant que le président Didier Lacroix « peut être désireux […] de rendre service à des joueurs ».
Le journal L’Equipe mentionne également un contrat entre Dupont et Fiducial, un autre partenaire du club, qui n’aurait pas été déclaré au salary cap manager, comme le prévoit la réglementation. Cette accusation est rejetée par Me Cavalié, qui précise que le contrat a été signé avec l’agence d’image Bros, dont Dupont est actionnaire, et ne doit donc pas être pris en compte dans le salary cap.

