Iran : Négociations nucléaires avec les Etats-Unis à Genève.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi est arrivé à Genève pour de nouvelles négociations entre les Etats-Unis et l’Iran à propos du programme nucléaire iranien. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a indiqué que son pays était prêt à un compromis concernant son stock d’uranium hautement enrichi si Washington levait les sanctions.
Direction Genève, en Suisse, pour de nouvelles négociations entre les États-Unis et l’Iran concernant le programme nucléaire iranien. Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi est arrivé dans la ville suisse, comme l’a annoncé lundi la télévision d’État iranienne sur Telegram. Ce nouvel épisode de discussions « indirectes » doit commencer mardi, selon Téhéran.
De son côté, la Maison-Blanche a confirmé dimanche soir que son émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, se rendraient à Genève cette semaine pour ces pourparlers. Ils participeront également à des discussions avec la Russie et l’Ukraine.
**Soupçons**
Suite à la répression meurtrière d’un important mouvement de contestation en janvier par les autorités iraniennes, le président américain Donald Trump a multiplié les menaces d’une intervention militaire, tout en laissant la porte ouverte à un règlement diplomatique, notamment concernant le programme nucléaire iranien. Une première session de négociation a été ouverte le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman, plusieurs mois après l’échec des précédentes discussions, qui avaient été interrompues en juin en raison de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël.
Les États-Unis et l’Iran divergent sur le contenu de leurs nouvelles discussions. L’Iran refuse d’aborder d’autres sujets que son programme nucléaire. Washington, tout comme Israël, exige également que l’Iran limite son programme de missiles balistiques et mette fin à son soutien à des groupes armés régionaux. Concernant le nucléaire, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que « la première condition » pour qu’un accord soit conclu entre les États-Unis et l’Iran est que « tout le matériel enrichi doit quitter l’Iran ». Plusieurs pays, dont la Russie, ont proposé à Téhéran de prendre en charge ce stock.
**Compromis éventuel sur le stock d’uranium hautement enrichi**
Dans une interview à la BBC publiée dimanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a indiqué que son pays était prêt à un compromis concernant son stock d’uranium hautement enrichi si Washington levait les sanctions qui pénalisent l’économie iranienne.
Avant les frappes israélo-américaines sur ses sites nucléaires en juin 2025, l’Iran enrichissait l’uranium à 60 %, soit bien au-delà de la limite de 3,67 % autorisée par l’accord nucléaire de 2015, désormais caduc, conclu avec les grandes puissances. L’uranium enrichi à un taux très élevé (90 %) peut servir à fabriquer la bombe A, communément appelée bombe atomique.

