France

Mort de Quentin à Lyon : étudiant ou militant nationaliste ?

Quentin, un jeune homme domicilié à Saint-Cyr-sur-le-Rhône à 40 km au sud de Lyon, a été agressé à Lyon et est décédé de ses blessures samedi. Les parents de Quentin ont déclaré via leur avocat qu’il n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre ».


Jeudi soir, Quentin, un jeune homme, a été agressé à Lyon et a succombé à ses blessures le samedi suivant. Un affrontement entre des identitaires et des antifa aurait eu lieu en marge d’une conférence organisée en présence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, invitée par une association étudiante de l’Institut d’études politiques de Lyon.

Le procureur de la République de Lyon a annoncé qu’il tiendrait une conférence ce lundi pour faire le point sur l’enquête qui se concentre « sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles ».

Au lendemain du drame, le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, a affirmé que Quentin était membre du service d’ordre chargé de sécuriser ses militantes, qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan. Le collectif identitaire a désigné les agresseurs comme étant issus de la Jeune Garde, un groupe cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, dissous en juin 2025, bien que cela n’ait pas été confirmé pour l’instant.

Les parents de Quentin, domicilié à Saint-Cyr-sur-le-Rhône, à 40 km au sud de Lyon, ont cependant déclaré par l’intermédiaire de leur avocat qu’il n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre ». Ils le décrivent comme un étudiant en mathématiques, passionné de philosophie et de tennis.

Dernièrement converti au catholicisme, il fréquentait la paroisse traditionaliste de la Fraternité Saint-Pierre à la collégiale Saint-Just. Sa famille a indiqué au Parisien qu’il « a toujours défendu ses convictions de manière non violente ». « C’était un pacifiste », confirme un paroissien rencontré par l’AFP lors d’une messe en mémoire du jeune homme. « Ce n’était pas du tout un extrémiste, comme certains veulent bien le faire croire. »

Selon les informations du Parisien, il avait milité dans les rangs de la section viennoise de l’Action française, un mouvement royaliste d’extrême droite, historiquement antisémite. De plus, selon Libération, Quentin « faisait également partie du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin, basé en Isère. » Il avait même participé au défilé néofasciste parisien le 10 mai dernier, d’après les informations de Libération.

L’avocat de la famille de Quentin souligne qu’il n’a jamais été mis en cause pour des violences et que son casier judiciaire est vierge.