L’épibatidine, toxine de grenouille, aurait empoisonné Navalny.
Deux ans après la mort d’Alexeï Navalny dans une prison russe de Sibérie en 2024, cinq pays européens ont accusé Moscou, samedi, d’être responsable de sa mort. Le Foreign Office britannique a expliqué qu’un « travail constant et collaboratif a confirmé, par des analyses de laboratoire, que la toxine mortelle présente dans la peau des grenouilles dards d’Équateur (l’épibatidine) a été retrouvée dans des échantillons prélevés sur le corps d’Alexeï Navalny ».
Deux ans après la mort d’Alexeï Navalny dans une prison russe de Sibérie en 2024, cinq pays européens ont accusé Moscou, samedi, d’être responsable de son décès. « Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas sont convaincus qu’Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine létale », ont déclaré ces pays dans une déclaration conjointe en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.
Le Foreign Office britannique précise qu’un « travail constant et collaboratif a confirmé, par des analyses de laboratoire, que la toxine mortelle présente dans la peau des grenouilles dards d’Équateur (l’épibatidine) a été retrouvée dans des échantillons prélevés sur le corps d’Alexeï Navalny ». Ils ont ajouté que cette toxine a « très probablement entraîné sa mort ».
### Une toxine 200 fois plus puissante que la morphine
L’épibatidine, présente dans les grenouilles venimeuses d’Amérique du Sud, « n’existe pas à l’état naturel en Russie », indique le ministre des Affaires étrangères français. Découverte en 1974, cette toxine, qui est 200 fois plus puissante que la morphine selon le site de l’académie de Nice, se fixe sur certains récepteurs du système nerveux et « entraîne une hypertension, des paralysies musculaires (y compris des muscles respiratoires) et une perte de conscience pouvant entraîner la mort à des doses légèrement supérieures à celles responsables des effets antidouleur ».
« L’épibatidine d’une seule grenouille suffit à anéantir un buffle d’Inde », illustre National Geographic. Bien que les chercheurs ignorent d’où provient exactement l’épibatidine des grenouilles, ils savent « qu’elles ne fabriquent pas leur poison elles-mêmes » et qu’il provient de leur alimentation, notamment des fourmis et des mites.

